Chronique de Bertaga (Xsilence)
Posté le 16/02/2008
Difficile de chroniquer un album de The Fall tant la discographie est à la fois unique (un son reconnaissable entre 10000), inégale (de l'assez bon à du purement génial) et multi style (le groupe est passé par le punk, l'expérimental, la pop, l'electro, le krautrock, un peu de rock aussi...) : en fait une production ne suivant aucune logique, aux pistes constamment brouillées par MES, chef d'orchestre du combo infernal et régulièrement changeant. Je retiendrais particulièrement l'album Perverted By Language parce que c'est un terrible chef-d'oeuvre de l'après-punk, mais ce n'est pas le seul, il y aussi This Nation's Saving Grace, Hex Enduction Hour, Bend Sinister, Fall Heads Roll et d'autres du même niveau.
Perverted By Language est un album de transition où des éléments pop introduisent discrètement certaines pistes de l'album, notamment sur le morceau "Hotel Bloedel", beau, acoustique et chanté désespérément par madame Smith ; nous avons là la représentation pop de l'album. Toutefois il semble important de préciser que l'évolution pop du groupe est relative et le son de The Fall reste difficilement accessible aux oreilles innocentes. En effet malgré le petit goût sucré apporté par la pop, l'acidité Fallienne reste dominante. Une sonorité intraitable, brute, répétitive envahit presque tous les morceaux, la tension et la hargne sont bien présentes comme sur les albums précédents. Le titre "Smile" représente aussi bien l'album par sa montée en pression hallucinante où la batterie et la basse très en avant répète inlassablement la même boucle, titre assez proche d'ailleurs de ce que faisait Public Image Limited quelques années auparavant...
Ensuite je distingue ce disque de la discographie de The Fall pour deux raisons essentielles : tout d'abord la pochette, moche, donc intéressante parce que tout ce qui pourrait être séduisant serait suspect (c'est MES qui l'a dit). Ensuite et surtout un morceau qui est pour moi un titre parfait et la synthèse absolue et confidentielle de The Fall, un blues déglingué, une balade chaotique et émouvante : "Hexen Definitive/Strife Knot" qui dure plus de 7 minutes et évolue sur un rythme lent et obsédant. Répétitif, trainant et minimal au commencement, la pression monte jusqu'à la quatrième minute et enfin alors que l'on pourrait s'attendre à une explosion, une ligne de basse plutôt pop, presque folk apparaît apaisée, désolée et désespérée peut être aussi... Contre toute logique émotionnelle la tension réapparaît pour laisser la place à une colère froide concluant cet extraordinaire titre.
Il existe une version plus longue de 2 minutes et au rythme légèrement accéléré sur l'excellent coffret Peel Sessions pour ceux que ce morceau obséderait aussi.
Perverted By Language est un album de transition où des éléments pop introduisent discrètement certaines pistes de l'album, notamment sur le morceau "Hotel Bloedel", beau, acoustique et chanté désespérément par madame Smith ; nous avons là la représentation pop de l'album. Toutefois il semble important de préciser que l'évolution pop du groupe est relative et le son de The Fall reste difficilement accessible aux oreilles innocentes. En effet malgré le petit goût sucré apporté par la pop, l'acidité Fallienne reste dominante. Une sonorité intraitable, brute, répétitive envahit presque tous les morceaux, la tension et la hargne sont bien présentes comme sur les albums précédents. Le titre "Smile" représente aussi bien l'album par sa montée en pression hallucinante où la batterie et la basse très en avant répète inlassablement la même boucle, titre assez proche d'ailleurs de ce que faisait Public Image Limited quelques années auparavant...
Ensuite je distingue ce disque de la discographie de The Fall pour deux raisons essentielles : tout d'abord la pochette, moche, donc intéressante parce que tout ce qui pourrait être séduisant serait suspect (c'est MES qui l'a dit). Ensuite et surtout un morceau qui est pour moi un titre parfait et la synthèse absolue et confidentielle de The Fall, un blues déglingué, une balade chaotique et émouvante : "Hexen Definitive/Strife Knot" qui dure plus de 7 minutes et évolue sur un rythme lent et obsédant. Répétitif, trainant et minimal au commencement, la pression monte jusqu'à la quatrième minute et enfin alors que l'on pourrait s'attendre à une explosion, une ligne de basse plutôt pop, presque folk apparaît apaisée, désolée et désespérée peut être aussi... Contre toute logique émotionnelle la tension réapparaît pour laisser la place à une colère froide concluant cet extraordinaire titre.
Il existe une version plus longue de 2 minutes et au rythme légèrement accéléré sur l'excellent coffret Peel Sessions pour ceux que ce morceau obséderait aussi.