Chronique de EmixaM (Xsilence)
Posté le 04/11/2019
Si on cherche un parfait point d'entrée dans la grande discographie d'un des groupes américains les plus barrés de tous les temps, Freedom Of Choice serait un excellent choix. Certainement le disque le plus pop que Devo n'ait jamais produit, il comprends douze titres dont plusieurs ont permis au groupe de se faire définitivement connaître à travers le monde. Évidemment, impossible de passer à côté du célébrissime "Whip It" (qui a connu une nouvelle heure de gloire dans la B.O de Stranger Things), mais il est tout aussi bon de noter d'excellents titres moins connus mais peut-être meilleurs comme "Girl U Want" et son riff de guitare à tomber par terre, "Gates Of Steel" et son envolée lyrique incroyable, "Planet Earth" et ses synthés frénétiques ou bien "Freedom of Choice", la chanson titre qui critique le consumérisme mondialisé.
Produit par Robert Margouleff (qui a entre-autres travaillé avec Stevie Wonder), Freedom Of Choice fait la part belle aux synthés, et les mélodies sont principalement composées et conduites par ces derniers. Côté rythmiques, Alan Myers, le batteur du groupe (et accessoirement véritable boite à rythme humaine), s'inspire des disques de krautrock allemand et construit une ligne de conduite à la fois "motorik" et minimaliste qui donnera au disque un côté très homogène. Les douze morceaux, courts, s'enchaînent parfaitement les uns dans les autres avec des rythmiques simples et percutantes. Côté mélodies, Mark Mothersbaugh et Gerald Casale signent là ce qui demeure certainement leurs meilleurs travaux, gardant pour des titres aussi divers que "Snowball", "It's Not Right", "Ton'o Luv" ou "Cold War" des gimmicks à la fois entêtants et hérités du minimalisme mélodique cher aux allemands de Kraftwerk. C'est également la première fois que le groupe s'occupe à ce point de thématiques liées a l'amour et aux relations hommes/femmes, en gardant un point de vue humoristique, voire très sarcastique.
Un mot également sur l'esthétique du groupe, qui, après s'être vêtus de combinaisons anti-radiations et de vêtements de skateboard, se trouve ici avec des "Energy Domes" sur la tête, sorte de chapeaux rouges en forme de pyramide (ou de pots de fleurs, c'est selon) qui va vite demeurer le symbole phare du groupe...
Nous avons donc là un excellent disque à la fois pop, aux accents new wave simplistes et une dimension ironique qui conduira bientôt le groupe à aller encore plus loin. Un disque qu'un auditeur lambda qui ne connaît absolument rien de Devo et de son message de "désévolution" n'aura aucun mal à écouter en entier tant il est bref (32 minutes seulement) et efficace (la profusion de "tubes"). Même si personnellement je trouves que Devo trouvera son album le plus percutant deux ans après avec Oh No ! It's DEVO, Freedom Of Choice reste à bien des égards le meilleur opus du quintette des pots de fleurs d'Akron, Ohio.
Produit par Robert Margouleff (qui a entre-autres travaillé avec Stevie Wonder), Freedom Of Choice fait la part belle aux synthés, et les mélodies sont principalement composées et conduites par ces derniers. Côté rythmiques, Alan Myers, le batteur du groupe (et accessoirement véritable boite à rythme humaine), s'inspire des disques de krautrock allemand et construit une ligne de conduite à la fois "motorik" et minimaliste qui donnera au disque un côté très homogène. Les douze morceaux, courts, s'enchaînent parfaitement les uns dans les autres avec des rythmiques simples et percutantes. Côté mélodies, Mark Mothersbaugh et Gerald Casale signent là ce qui demeure certainement leurs meilleurs travaux, gardant pour des titres aussi divers que "Snowball", "It's Not Right", "Ton'o Luv" ou "Cold War" des gimmicks à la fois entêtants et hérités du minimalisme mélodique cher aux allemands de Kraftwerk. C'est également la première fois que le groupe s'occupe à ce point de thématiques liées a l'amour et aux relations hommes/femmes, en gardant un point de vue humoristique, voire très sarcastique.
Un mot également sur l'esthétique du groupe, qui, après s'être vêtus de combinaisons anti-radiations et de vêtements de skateboard, se trouve ici avec des "Energy Domes" sur la tête, sorte de chapeaux rouges en forme de pyramide (ou de pots de fleurs, c'est selon) qui va vite demeurer le symbole phare du groupe...
Nous avons donc là un excellent disque à la fois pop, aux accents new wave simplistes et une dimension ironique qui conduira bientôt le groupe à aller encore plus loin. Un disque qu'un auditeur lambda qui ne connaît absolument rien de Devo et de son message de "désévolution" n'aura aucun mal à écouter en entier tant il est bref (32 minutes seulement) et efficace (la profusion de "tubes"). Même si personnellement je trouves que Devo trouvera son album le plus percutant deux ans après avec Oh No ! It's DEVO, Freedom Of Choice reste à bien des égards le meilleur opus du quintette des pots de fleurs d'Akron, Ohio.