Chronique de Dorothy wiggins (Xsilence)
Posté le 16/11/2007
Le chroniqueur se dit à part lui : 'Tiens! Je ferais bien une petit chronique, moi! Ca serait l'occasion de me dégourdir les doigts et d'aiguiser mon sens critique. Ce serait pas du luxe. Et que pourrais-je chroniquer, par hasard, ma chère ? The Fall? Oui, pourquoi pas, c'est sympa, The Fall, bonne ambiance, tout ça... QUOI ? Vous avez bien dit The Fall? Mais vous êtes fall ? Mais comment faire? Lequel? Concernant? Bend Sinister? Hum...pourquoi pas après tout. Il est vrai qu'aux premiers abords, il s'agit d'un des plus accessibles albums de l'irascible. Ou, plutôt, il peut prétendre au proverbial rôle de "l'album à écouter pour commencer". Parfois l'ensemble se rapproche d'une version markesmithienne de Joy Division ("Gross Chapel", hommage évident ; les "couplets" de "Bournemouth Runner"). L'entame "R.O.D", lourde et métallique comme il se doit, ouvre idéalement le tir. Le cafardeux "Faustus" est suivi par un excellent "Shoulder Pads 1"(suite en fin de disque), presque swinguant. Smith ensuite attaque les années ambiantes (années quatre-vingt, donc) dans US 80's-90's avec sa causticité habituelle, le tout annoné sur le caractéristique 'poum-tchack-poum-poum-poum-tchack-poum-tchackatchakapoum' qui a tant vicié cette période. Très drôle.
Album "facile", certes... mais bien glauque ("Riddler"! , son couplet "départ en guerre dans un paysage édenté", son refrain "à l'attaque!") sur les bords. Tout ce qui fait The Fall. Smith semble se battre contre l'influence "bénéfique" de Brix sur sa musique tout en piochant à droite à gauche son savoir-faire, comme s'il rechignait à devenir un peu plus "humain", sans pouvoir s'en empêcher. L'ensemble donc dégage parfois de la chaleur (!) et même, soyons fous, une once de tendresse refoulée ! Tout de même, Smith aura le dernier mot en offrant un final "Auto-tech Pilot" à glacer le sang, tout en décalage, comme si les musiciens soumis trébuchaient tout en jouant, occasionnant de brusques cassures de rythme et des accélérations involontaires.
Smith semblait bel et bien, avec ce disque tout à fait représentatif de son art, en plus "policé" (bien conserver les guillemets), aspirer à un certain succès commercial (rires); qu'on se rassure, il n'en fut rien. Mais ce fut tout à fait charmant (esclaffades) de sa part de créer un album génialement accessible au néophyte effarouché.
Album "facile", certes... mais bien glauque ("Riddler"! , son couplet "départ en guerre dans un paysage édenté", son refrain "à l'attaque!") sur les bords. Tout ce qui fait The Fall. Smith semble se battre contre l'influence "bénéfique" de Brix sur sa musique tout en piochant à droite à gauche son savoir-faire, comme s'il rechignait à devenir un peu plus "humain", sans pouvoir s'en empêcher. L'ensemble donc dégage parfois de la chaleur (!) et même, soyons fous, une once de tendresse refoulée ! Tout de même, Smith aura le dernier mot en offrant un final "Auto-tech Pilot" à glacer le sang, tout en décalage, comme si les musiciens soumis trébuchaient tout en jouant, occasionnant de brusques cassures de rythme et des accélérations involontaires.
Smith semblait bel et bien, avec ce disque tout à fait représentatif de son art, en plus "policé" (bien conserver les guillemets), aspirer à un certain succès commercial (rires); qu'on se rassure, il n'en fut rien. Mais ce fut tout à fait charmant (esclaffades) de sa part de créer un album génialement accessible au néophyte effarouché.