Myths Of The Near Future

Myths Of The Near Future

Klaxons

13 / 20 2007 Polydor Album / CD  Vinyle

Chronique de Splinter (Goûte Mes Disques) 6 / 20

Posté le 15/02/2007

Qu'est-ce qui fait qu'à bientôt trente piges je me fais encore avoir comme un bleu par la hype ? Le schéma est pourtant tout le temps le même, des dizaines de fois reproduit : un ptit groupe de jeunes sortis de nulle part, de premiers échos enthousiasmants en provenance d'Angleterre ou d'ailleurs, les revues spécialisées qui s'excitent, les forums sur Internet qui s'embrasent, jusqu'à un article dans Télérama – la consécration. Mais pour un Franz Ferdinand, un Arcade Fire ou un Spinto Band, combien de Razorlight, de TV on the Radio ou de… Klaxons ? C'est le problème avec la mode : soit c'est justifié et c'est vraiment bien, soit c'est du vent et c'est une déception énorme.

Alors voilà, Klaxons. Bizarrement on aurait envie de leur coller un "The", à ceux-là. "The Klaxons", ça sonnerait mieux, un peu comme "The Killers", quoique, quand on connaît le niveau de la bande de guignols à Brandon Flowers… Mais bon, j'arrête avec eux, on va croire ce sont mes têtes de Turcs. Non, alors, Klaxons, c'est le nouveau groupe hyper hype du moment, du genre dont on entend parler partout, qui fait la couv' de tous les mags un peu branchés, mais qui aura disparu dans quinze jours. A eux seuls, comme d'autres avant eux, d'ailleurs, ils ont inventé un soi-disant nouveau genre, la "nu rave", censée créer la fusion entre la new wave des années 80 et la rave des années 90. Mouais. Les étiquettes, ça va, ça vient.

Au final, ça donne quoi ? Honnêtement, on trouve quelques bons titres sur Myths of the Near Future, leur premier album, "Atlantis to Interzone" en tête, l'un des premiers singles, extrêmement entraînant avec sa sirène hurlante, sa basse énergique et son rythme saccadé. "Totem on the Timeline" n'est pas mal non plus, dans un style assez Franz Ferdinand, d'ailleurs (pas très éloignée de "Matinée" sur leur premier album éponyme). Mais ça ne pèse pas lourd au final. L'album ne possède pas l'étincelle du premier Kasabian, la faute à l'absence de mélodies marquantes et à un côté ultra speed qui assomme plus qu'il ne séduit. Ca part dans tous les sens et peu importe semble-t-il, tant que le batteur fait son boulot et martèle à toute berzingue. C'est sûr, ça doit dépoter en concert.

Finalement, ils portent bien leur nom ceux-là : comme les klaxons, ils cassent bien la tête. Bon, l'avantage, c'est que les morceaux durent rarement plus de 3 minutes 50 et qu'on fait donc rapidement le tour de ce disque bouillonnant mais ô combien moins accrocheur que celui de The Good, The Bad & The Queen, qui part d'une idée assez similaire, celle de retranscrire sur disque un bordel, une énergie. M'enfin à mon âge, on préfère encore Sean Lennon et Peter von Poehl. C'est que moi aussi je serais presque trop vieux pour ces conneries.


Chronique de Jekyll (Xsilence) 12 / 20

Posté le 28/12/2007
Après le rock à rallyes de Franz Ferdinand et les faux méchants garçons déguisés en singes arctiques, sur quoi devait jeter son dévolu la hype en cette année 2007 ? Les Klaxons. Voyons voir ça...

Déjà, ce qui est bien avec ces groupes ultra médiatisés, c'est qu'en deux ou trois écoutes on connait le produit. Ca évite à chacun de perdre son temps, c'est très pratique.
Ce qui est moins bien, c'est que c'est souvent très nul, et que les artistes concernés ont par conséquent du mal à faire diversion, et ce dès le deuxième essai (cf. les amis cités plus haut). En l'occurence, eh bien surprise, ce trio est moins mauvais que ses prédecesseurs ! Pour de la musique dont la seule prétention est de divertir, ce Myths Of The Near Future assure pas mal, et même si cela reste parfaitement inoffensif, il faut reconnaître que c'est plutôt agréable.

Le groupe se révèle d'ailleurs particulièrement brillant sur le plan vocal, privilégiant des choeurs inspirés et haut perchés pour épicer leur pop dansante et quelque peu synthétique. Pop finalement assez anecdotique mais suffisamment efficace pour entraîner le chaland à remuer la tête, voire à se déhancher.
Mention spéciale à la basse, saturée et agressive, qui pulse comme il faut, et à qui l'on doit le seul morceau de bravoure (comprenez par là un peu possédé) de l'album, j'ai nommé "Isle Of Her". Joli moment aussi que ce "It's Not Over"... Dommage toutefois qu'il soit aussi ouvertement pompé sur "Y Control" des Yeah Yeah Yeahs !

En bref, un groupe sans trop de prétentions, mais qui, sans atteindre la qualité du premier album du groupe précité, séduit et ne fatigue pas. Ce qui n'est déjà pas si mal, après les heures difficiles que l'on a vécues ces dernières années en matière de hype !
Alors soit, Myths Of The Near Future terminera certainement dans les cartons d'ici peu de temps, mais n'enterrons pas les Klaxons trop vite tout de même, il se pourrait qu'ils aient d'autres choses à dire...

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