Chronique de Pley (Xsilence)
Posté le 20/10/2007
Premier album du groupe Denali mené par la délicieuse Maura Davis, cet éponyme risque d'en surprendre plus d'un. Mêlant Pop, Noise, Rock et Piano, les sonorités de cet album ont de quoi surprendre. La voix de la charmante Américaine est d'une pureté et d'une délicatesse insoupçonnées. Une voix qui sait se montrer puissante, intense même lorsque cela est nécessaire. Une voix que l'on peut situer entre PJ Harvey et Emily Haines (Metric), avec une bonne dose de caractère en plus.
Les titres s'enchainent avec une fluidité déconcertante, parfois abrasifs, parfois langoureux (ou les deux), mais toujours d'une profondeur surprenante. Vous l'aurez certainement compris, ce disque n'est pas joyeux, son insistante mélancolie pourrait en agacer certains, mais après quelques écoutes on se laisse allègrement envouter par ce sombre tableau, ocre, rougeâtre, et violacé. Comme si la voix de Maura résonnait dans une pièce froide et immense. On a beau regarder autour, il n'y a personne. On est seul. Elle semble si proche pourtant, on sent presque son souffle dans notre oreille durant tout l'album. Et puis voici l'explosion, Gunner, titre d'une force rare qui s'impose sur la fin de l'album. La voix de Maura s'envole, haut, très haut ! Elle s'envole dans un ciel qui s'éclaircit avec son ascension. C'est beau ! On se demande jusqu'à quel point elle pourra monter, c'est incroyable, elle semble près du point de rupture, et pourtant, non, elle ne faiblit pas...
Denali est un album simple qui vient chercher ce qu'il y a au plus profond de vous. Pas de révolution musicale, pas d'expérimentations, juste de la vie, des sentiments. Un bel album. RIP Denali.
Les titres s'enchainent avec une fluidité déconcertante, parfois abrasifs, parfois langoureux (ou les deux), mais toujours d'une profondeur surprenante. Vous l'aurez certainement compris, ce disque n'est pas joyeux, son insistante mélancolie pourrait en agacer certains, mais après quelques écoutes on se laisse allègrement envouter par ce sombre tableau, ocre, rougeâtre, et violacé. Comme si la voix de Maura résonnait dans une pièce froide et immense. On a beau regarder autour, il n'y a personne. On est seul. Elle semble si proche pourtant, on sent presque son souffle dans notre oreille durant tout l'album. Et puis voici l'explosion, Gunner, titre d'une force rare qui s'impose sur la fin de l'album. La voix de Maura s'envole, haut, très haut ! Elle s'envole dans un ciel qui s'éclaircit avec son ascension. C'est beau ! On se demande jusqu'à quel point elle pourra monter, c'est incroyable, elle semble près du point de rupture, et pourtant, non, elle ne faiblit pas...
Denali est un album simple qui vient chercher ce qu'il y a au plus profond de vous. Pas de révolution musicale, pas d'expérimentations, juste de la vie, des sentiments. Un bel album. RIP Denali.