Chronique de Judas (Xsilence)
Une compilation après trois ans de carrière?
Elle a beau être ravissante sur la pochette, là je capte pas...
Tâchons de comprendre: On a jeté sa BO de La Marche de L'Empereur à la poubelle aux USA, alors depuis Emilie l'a mauvaise. Grave. Pour se venger, elle leur concote un best of spécial (non pas que je soye jaloux hein!), car la Simon n'en a pas fini avec son rêve anglo-saxon, elle le veut son award et elle l'aura...
Rien à dire sur les chansons qui compose cette galette (vu que c'est sensé être la crème!) et puis comment lui résister ? Mignonne, mystérieuse, talentueuse, elle a tout pour plaire... Pire, son dernier album est une merveille dans le genre (rattrapant Kate Bush avec brio)!
J'analyse et je pense à Claudine Longet: une petite yéyé bien de chez nous qui débarque conquérir la Californie, guitare en bandouillère, sûre de ses charmes et de ses mélodies très "Françoise Hardy". On la retrouvera même dans "The Party" aux côtés de Peter Sellers fredonnant, accent à l'appui, des ballades sirupeuses... Quid maintenant de la demoiselle?
Emilie nous joue le remake...
Héroine à la Virginie Despentes, qui en veut trop, qui n'y peut rien et finit détournée et bouffée par le système...
Deux conceptions s'opposent: Peut-on reprocher à un artiste de vouloir faire connaître sa musique au plus grand nombre? D'un autre côté, cette foutue ambition et ce maudit fric (damned!) ne vont-ils pas tout gâcher?
Dilemne que l'avenir seul pourra éclairer!
11 donc, pour l'existence très discutable de ce best of.
Chronique de Splinter (Goûte Mes Disques)
Déjà un nouvel album d'Emilie Simon, moins d'un an après Végétal ? Pas tout à fait. The Flower Book est en fait une compilation de ce que l'on pourrait considérer comme les meilleurs morceaux de chacun des albums de la belle Montpelliéraine à ce jour, dédiée spécialement au marché américain. Ce "best of" un peu particulier n'a donc pas vocation à être distribué dans nos contrées, même s'il est facile de se le procurer grâce à la magie du web.
Illustrée d'un artwork original qui la rend indispensable pour les fans, cette galette fait la part belle aux titres de Végétal comme "Dame de Lotus", "Fleur de Saison" ou encore l'excellentissime "Rose Hybride de Thé", tout en picorant ici ou là dans le premier album éponyme d'Emilie ("Desert" en version anglaise, qui n'était d'ailleurs à l'origine qu'une face B, "To the Dancers in the Rain") et la bande originale de La Marche de l'Empereur ("Song of the Storm"), que nos amis d'outre-Atlantique n'avaient pu découvrir puisque le film était sorti là-bas dans une version spéciale, amputée de la musique qui faisait toute son originalité.
Bref, si cette initiative purement mercantile témoigne de la constante incapacité des Américains à apprécier une oeuvre étrangère dans sa version originale et non pré-mâchée et pré-digérée, elle nous donne également l'occasion de faire un premier bilan, près de quatre ans après la sortie du premier album d'Emilie Simon, qui, depuis, a collectionné les prix (Constantin) et les récompenses (Victoire de la Musique), et témoigne d'une autre constante : la progression de la qualité de sa musique.