Chronique de Piezo (Xsilence)
Posté le 03/05/2004
'Substance' est une collection de titres qui n'appartiennent ni à 'Unknown Pleasures' ni à 'Closer'.
Bien sûr, l'ensemble est très hétérogène (c'est inhérent à ce genre de projet) mais il n'en constitue pas moins un incontournable. En effet, c'est justement le seul CD de Joy Division qui permet de bénéficier d'une vision d'ensemble de leur stupéfiante trajectoire et de réaliser à quel point leur son a évolué en seulement 3 années. C'est donc à mon avis l'album idéal pour découvrir le groupe.
Parlons plus précisément du contenu: il y a d'abord quelques morceaux de la période Warsaw sauf qu'ils bénéficient ici de la production sans failles de Martin Hannett et qu'ils en sont littéralement transfigurés. Déjà, je trouve les versions initiales largement supérieures à la production moyenne d'un groupe de punk lambda mais Hannett réussit à leur donner un cachet tout simplement unique. Alors, certains pourront toujours dire que ces morceaux ne jouissent pas encore de la production chirurgicale que l'on trouvera sur 'Closer'. C'est oublier un peu vite qu'une telle production n'aurait pu que desservir des titres aussi rageurs et bouillonnants que "Leaders of Men", "Failures" ou "No Love Lost".
On trouve aussi sur cette compil' quelques-uns des morceaux charnières de Joy Division comme "Digital" ou "Transmission" qui expliquent mieux que n'importe lequel des deux albums comment le punk va accoucher de la new-wave et pourquoi la bande à Curtis est encore dans toutes les mémoires aujourd'hui.
Il y a aussi cette version longue de "She's Not Control" parfaitement complémentaire à celle que l'on trouve sur 'Unknown Pleasures' puisqu'elle montre toute l'obsession qu'avait Curtis pour des groupes comme Kraftwerk et Throbbing Gristle.
Et comment enfin ne pas évoquer ces 2 chefs-d'oeuvre qui correspondent à leur chant du cygne ? Comment en effet ne pas tomber à la renverse à l'écoute de morceaux du calibre de "Atmosphere" ou de "Love Will Tear Us Apart" ?
Bref, se contenter d'un album comme 'Closer' aussi bluffant soit-il, c'est se comdamner à n'avoir qu'une vision singulièrement tronquée de l'importance d'un groupe comme Joy Division qui était aussi puissant sur singles que sur la longueur d'un album.
Et je ne parle même pas de la qualité des textes de Curtis..... Essentiel !
Bien sûr, l'ensemble est très hétérogène (c'est inhérent à ce genre de projet) mais il n'en constitue pas moins un incontournable. En effet, c'est justement le seul CD de Joy Division qui permet de bénéficier d'une vision d'ensemble de leur stupéfiante trajectoire et de réaliser à quel point leur son a évolué en seulement 3 années. C'est donc à mon avis l'album idéal pour découvrir le groupe.
Parlons plus précisément du contenu: il y a d'abord quelques morceaux de la période Warsaw sauf qu'ils bénéficient ici de la production sans failles de Martin Hannett et qu'ils en sont littéralement transfigurés. Déjà, je trouve les versions initiales largement supérieures à la production moyenne d'un groupe de punk lambda mais Hannett réussit à leur donner un cachet tout simplement unique. Alors, certains pourront toujours dire que ces morceaux ne jouissent pas encore de la production chirurgicale que l'on trouvera sur 'Closer'. C'est oublier un peu vite qu'une telle production n'aurait pu que desservir des titres aussi rageurs et bouillonnants que "Leaders of Men", "Failures" ou "No Love Lost".
On trouve aussi sur cette compil' quelques-uns des morceaux charnières de Joy Division comme "Digital" ou "Transmission" qui expliquent mieux que n'importe lequel des deux albums comment le punk va accoucher de la new-wave et pourquoi la bande à Curtis est encore dans toutes les mémoires aujourd'hui.
Il y a aussi cette version longue de "She's Not Control" parfaitement complémentaire à celle que l'on trouve sur 'Unknown Pleasures' puisqu'elle montre toute l'obsession qu'avait Curtis pour des groupes comme Kraftwerk et Throbbing Gristle.
Et comment enfin ne pas évoquer ces 2 chefs-d'oeuvre qui correspondent à leur chant du cygne ? Comment en effet ne pas tomber à la renverse à l'écoute de morceaux du calibre de "Atmosphere" ou de "Love Will Tear Us Apart" ?
Bref, se contenter d'un album comme 'Closer' aussi bluffant soit-il, c'est se comdamner à n'avoir qu'une vision singulièrement tronquée de l'importance d'un groupe comme Joy Division qui était aussi puissant sur singles que sur la longueur d'un album.
Et je ne parle même pas de la qualité des textes de Curtis..... Essentiel !