Chronique de Sytizen (Xsilence)
Posté le 14/12/2008
Bongo Fury prononcé par n'importe qui, c'est pas génial. Mais gueulé par Captain Beefheart accompagné par toute la bande de Frank Zappa sur "Sam With the Showing Scalp Flat Top" tout de suite ça a un style. Ce mélange de passion et de folie que ces mecs là injectent dans leur musique, c'est tout simplement unique.
Comment résister à la voix de bluesman malade de Don Van Vliet, qui récite comme si il improvisait des paroles vides de logique mais pleines de sens? Comment ne pas sentir son âme voué au Rock'n'Roll sur l'énorme solo de "Muffin Man" ou sur l'entraînant "Caroline Hard Core Ecstasy" ?
Dès le début "Debra Kadabra" on ressent tout : l'ambiance, l'insolence et la beauté formelle défigurée par ces musiciens audacieux. Et tout au long de l'album, le plaisir communicatif pris à jouer est tel qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde, et surtout pas sur "Advance Romance" qui malgré ses 11 minutes semble beaucoup trop court !
Et s'il ne faut pas négliger le côté exceptionnel de la participation de Beefheart, cet album porte la marque Zappa. On y retrouve cette construction inimitable ("Advance Romance"), des références à la continuité conceptuelle ("Cucamonga"), une utilisation des enregistrements de concert dans laquelle Zappa est passé maître, et puis surtout un line-up avec les amis Georges Duke et l'apparition de Terry Bozzio, plutôt discret pour le moment mais qui livre déjà ici un travail d'orfèvre psychopathe.
Et pour finir évidemment, le solo de "Muffin Man" : complétement maîtrisé mais aussi totalement imprévisible, il fait partie des meilleurs du guitariste qui est alors à son sommet artistique, entre la période jazz-rock et le coffret "Shut up 'N' play yer guitar".
Une étape au mexique, qui sans renouveler profondément l'art de ses artistes (un album nécessaire pour Beefheart quand même) procure de sacrés frissons de plaisir à l'auditeur assez fou pour s'y laisser prendre.
Comment résister à la voix de bluesman malade de Don Van Vliet, qui récite comme si il improvisait des paroles vides de logique mais pleines de sens? Comment ne pas sentir son âme voué au Rock'n'Roll sur l'énorme solo de "Muffin Man" ou sur l'entraînant "Caroline Hard Core Ecstasy" ?
Dès le début "Debra Kadabra" on ressent tout : l'ambiance, l'insolence et la beauté formelle défigurée par ces musiciens audacieux. Et tout au long de l'album, le plaisir communicatif pris à jouer est tel qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde, et surtout pas sur "Advance Romance" qui malgré ses 11 minutes semble beaucoup trop court !
Et s'il ne faut pas négliger le côté exceptionnel de la participation de Beefheart, cet album porte la marque Zappa. On y retrouve cette construction inimitable ("Advance Romance"), des références à la continuité conceptuelle ("Cucamonga"), une utilisation des enregistrements de concert dans laquelle Zappa est passé maître, et puis surtout un line-up avec les amis Georges Duke et l'apparition de Terry Bozzio, plutôt discret pour le moment mais qui livre déjà ici un travail d'orfèvre psychopathe.
Et pour finir évidemment, le solo de "Muffin Man" : complétement maîtrisé mais aussi totalement imprévisible, il fait partie des meilleurs du guitariste qui est alors à son sommet artistique, entre la période jazz-rock et le coffret "Shut up 'N' play yer guitar".
Une étape au mexique, qui sans renouveler profondément l'art de ses artistes (un album nécessaire pour Beefheart quand même) procure de sacrés frissons de plaisir à l'auditeur assez fou pour s'y laisser prendre.