Chronique de Sytizen (Xsilence)
Posté le 11/01/2009
Metal Box est de ces objets qui ne se résume que par lui même. Inutile ici de chercher les comparaisons avec d'autres monuments de la New Wave, et encore moins avec le punk. Cette boîte est orpheline de prédécesseur, et stérile de successeur.
Les premières écoutes sont dérangeantes : on comprend l'idée, simple, d'une batterie martiale, une basse entêtante et une guitare criante. Le chant lui déconcerte : "Memories" c'est une blague? Pourquoi cette voix criarde vient-elle hanter ce morceau? Pourquoi semble-t-elle si souvent déconnectée du contrechant de la guitare?
On ne trouve pas la réponse, on ne se pose plus la question. John Lydon est reparti de zéro dans l'histoire du chant, et offre ces poèmes à l'encontre du bon goût. Ça marche, on n'en sort pas indemne.
Les compositions désorganisées sont d'un niveau égal dès l'entêtante ouverture "Albatross". Aucune chanson n'a de vraie fin, comme si les errances qu'on venait de traverser n'avait servi à rien. On se retrouve alors avec une impression de saleté, presque physique, renforcé par les paroles accusatrices "It is your nature !". La grande force de cet album demeure en effet dans son ambiance glauque et grisante. Pour ce qui est des émotions, c'est autre chose : on y trouve que ce qu'on y amène. L'album représentera votre haine, votre désespoir, votre folie si vous le voulez. Cette ambiguïté permanente n'appartient qu'à ce second volume de PIL et le caractérise par rapport à d'autres albums qui n'expriment qu'un seul et même sentiment, aussi beau soit il.
Glacial, inquiétant et personnalisable, sans être aussi touchant qu'un Closer ou qu'un Pornography, cette boîte en métal reste une brique dans le mur de la musique moderne.
Les premières écoutes sont dérangeantes : on comprend l'idée, simple, d'une batterie martiale, une basse entêtante et une guitare criante. Le chant lui déconcerte : "Memories" c'est une blague? Pourquoi cette voix criarde vient-elle hanter ce morceau? Pourquoi semble-t-elle si souvent déconnectée du contrechant de la guitare?
On ne trouve pas la réponse, on ne se pose plus la question. John Lydon est reparti de zéro dans l'histoire du chant, et offre ces poèmes à l'encontre du bon goût. Ça marche, on n'en sort pas indemne.
Les compositions désorganisées sont d'un niveau égal dès l'entêtante ouverture "Albatross". Aucune chanson n'a de vraie fin, comme si les errances qu'on venait de traverser n'avait servi à rien. On se retrouve alors avec une impression de saleté, presque physique, renforcé par les paroles accusatrices "It is your nature !". La grande force de cet album demeure en effet dans son ambiance glauque et grisante. Pour ce qui est des émotions, c'est autre chose : on y trouve que ce qu'on y amène. L'album représentera votre haine, votre désespoir, votre folie si vous le voulez. Cette ambiguïté permanente n'appartient qu'à ce second volume de PIL et le caractérise par rapport à d'autres albums qui n'expriment qu'un seul et même sentiment, aussi beau soit il.
Glacial, inquiétant et personnalisable, sans être aussi touchant qu'un Closer ou qu'un Pornography, cette boîte en métal reste une brique dans le mur de la musique moderne.