Lyceum

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The Orchids

16 / 20 1989 Sarah Mini Album / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de Lolipop (Xsilence) 17 / 20

Posté le 12/06/2008
Qu'il fait bon vivre au pays de The Orchids.
Qu'ils sont doux les sentiments juvéniles, cristallisés ainsi comme figés sur un vieux polaroid provenant de nos années passées et que l'on ressort toujours avec émotion.
De timides petites personnes que voilà, qui osaient à peine lever le regard et le ton.
Pas grave le talent parle tout seul de toute façon.
Il n'est point besoin de hurler pour se faire entendre, c'est bien connu...
James Hacket le sait bien, lui qui prend tellement de précaution pour chanter.
On pourra trouver ça au pire chiant comme la mort ou au mieux formidable.
C'est sûr c'est un état d'esprit.
Pas du genre à s'imposer en force The Orchids, mais plutôt à laisser le charme agir...
On trouvera pas ça forcément rock n'roll !
Pourtant Dieu seul sait à quel point quelques frapadingues ont été gravement mordus par l'esprit Sarah Records (dont The Orchids était la tête de proue, le groupe phare), et que la morsure perdure toujours aujourd'hui.
Certains en parlent les yeux encore humides, un sanglot dans la voix...
Toujours à la recherche de la mélodie attrape cœur, pas forcément la mieux foutue ou la plus étincelante, mais plutôt celle à laquelle on n'avait pas fait attention au premier abord, pour s'apercevoir par la suite qu'elle a finalement un charme fou et indéfinissable, et qu'on en est complètement tombé amoureux.
Accro à des mélodies cajoleuses comme "Give Me Some Peppermint Freedom" qu'on se repassera dix fois d'affilée pour comprendre comment on peut écrire une chose aussi simple et aussi compliquée.
Car oui, c'est sûrement compliqué de composer cette pop fragile. Pas facile de faire tenir debout cette petite chose fluette, et lui donner malgré tout cette vitalité et cette force qui fait qu'elle tient debout sans aucun artifice.
Une pop nue, et pas de celle maquillée pour aller tapiner les charts, recouverte d'effets en tout genre pour masquer un manque de talent.
La musique de The Orchids, c'est l'esprit de Glasgow qui souffle à travers ces guitares carillonnantes, cette basse caressante. Intimidée et mal à l'aise mais malgré tout resplendissante.
Un petit monde à part, un royaume enchanté, un truc qui n'existe pas ou sauf dans la tête de certains doux utopistes ou poètes.
Un endroit où l'on aimerait se retrouver plus souvent.
Qu'il fait bon vivre au pays de The Orchids.

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