Dust

Dust

Peter Murphy

19 / 20 2002 Metropolis Album / CD

Chronique de IsidoreDeVinck (Xsilence) 18 / 20

Posté le 16/10/2006
Peter Murphy a toujours flirté avec les musiques d'ambiance arabe depuis l'éphémère projet Dalis Car avec Mick Karn le bassiste de Japan en 1984, puis en solo avec des morceaux comme "Jemal" "Never Man" sur son premier album Should The Worl Fail To Fall Apart en 1986.

Dès le début de "Things To Remember" on est tout de suite envahi par la pesante atmosphère du synthé style Dead Can Dance et des paroles et notes éparses distillées au kanun et violon électrique. Les percussions arrivent progressivement du lointain, Peter Murphy entonne ses plaintes et c'est parti pour une bonne heure de voyage dans une moiteur de poussière dorée.
Le tout est bien saccadé à la basse, ce qui est très dansant et envoûtant. Peter Murphy laisse la part belle à l'expression des musiciens arabes du moment, virtuoses des instruments suivants : oud, tabla, cello, kemenche, percussion... Certains morceaux ont tout de même une connotation plus occidentale, comme "No Home Without Its Sire" qui aurait pu être le single, s'il en fallut un, ou une ambiance disloquée style Tom Waits, Pierre Bastien ou Pascal Comelade pour "Girlchild Aglow" mais le chanteur arrange bien de ses mystérieuses et sensuelles mélodies cet excellent morceau.
J'imagine bien cet album agrémenté par une chorégraphie, tellement les pièces musicales s'enchaînent bien, sans être trop linéaires et rébarbatives. Cet album est particulier dans la carrière de Peter Murphy, loin du Nightclubbing qu'on avait tendance à retenir de lui. Son petit chef d'œuvre quoi, mais on adore ou on déteste à mon avis. C'est l'album de Peter Murphy que j'aime réécouter dans sa totalité de temps en temps.

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