Revolution.com

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No One Is Innocent

13 / 20 2004 Island Album / CD

Chronique de Pascha (Xsilence) 15 / 20

Posté le 16/11/2011
En 2004, un soir de concert lors de la tournée promotionnelle de ce Revolution.com, Kmar Gulbenkian donnait l'impression d'être un bondisseur pathétique, devant un regard quelque peu blasé, pour épater un public d'adolescents, avec à son côté un guitariste et sosie parfait de Macolm Young, autre guitariste d'un groupe légendaire qui a perdu de son jus aujourd'hui (nous vieillissons tous) et les No One, même en nouveau line up, ne m'intéressaient plus tellement. Mais revenons-en au jus, car ce troisième album 'boudé' en comparaison aux productions antérieures, il en a. En outre, si les paroles ne peuvent prétendre à arriver au niveau d'autres 'pointures' comme il semble être dit, Gulbenkian ne fait pas du Saez non plus. Le rock efficace de "US Festival" (oui, ce sont encore les yankees qui en prennent sur le casque) démarre bien l'album et "Revolution.com" contient des paroles plutôt pertinentes pour l'époque dans lequel nous vivons encore. "Où Etions-Nous?" peut bien poursuivre le bilan politique de l'Hexagone huit ans après le "Un Jour En France" d'une autre formation dissoute il y a peu. Dans la majorité des douze titres, on croise donc du bon voire du très bon avec aussi, "Automatic", "Où Veux-Tu Que Je T'Aime?", "Drive Me", "G.R.A.B.U.G.E", "Tout Laisse Croire...". A l'inverse, la reprise de "Personal Jesus" sonne particulièrement râtée avec le rythme accéléré mais, du moins, ce morceau n'est peut-être pas aussi agaçant que "B.O." ou ennuyeux que "Attends". Après sept ans de silence discographique, le troisième envoi de No One Is Innocent, faisant croiser du rock brut quoique un peu lisse avec des sons électros, finit par ne décevoir que légèrement.

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