Chronique de Nimaro (Xsilence)
Posté le 06/01/2007
Le songwriter Oldham est connu pour son hyperproductivité en matière de sortie d'album. Comme pour Zappa, on peut parfois se sentir noyé par cette foisonnante discographie (entre EPs, LPs et ses nombreuses collaborations ou groupes parallèles... que choisir ?).
Mais cette fois-ci, il semblerait que le barbu farfelu de Master & Everyone ait visé juste ! The Letting Go semble être véritablement touché par la grâce, apportant au bel univers torturé de Bonnie Prince Billy un nouveau langage, peut être plus accessible.
L'apport de cordes, ainsi que de la belle voix de Dawn McCarthy illumine littéralement les émotions de Oldham, qui pouvaient jusqu'ici résonner de façon absconse aux oreilles de certains. Cela ne permet que de savourer avec plus de plaisir ses somptueuses ballades folk.
Mention spéciale à "Cold & Wet", avec ses sonorités de guitares salies, mais tellement sophistiquées à la fois (on entend un accord presque ‘découpé' en micro-secondes dans l'intro), "Wai" faisant penser au sublime morceau "Master & Everyone" de l'album du même nom, avec son carillon et ses choeurs presque murmurés.
Et puis cette entrée, cette si belle entrée aux cordes, qui semble faire la transition entre tout ce que Bonnie Prince Billy avait pu faire auparavant, et cet album. Les accords en mineur, profondément spleenétiques, qui se font gentiment rabrouer par le décompte de Oldham en fond. Et enfin tout commence...
Il semblerait donc que cet album fasse partie des plus beaux de 2006, aux couleurs et paysages apaisants, d'une folk mélodique se faisant de plus en plus rare.
Bonnie Prince Billy disait dans sa chanson "Master & Everyone": ‘I'm not afraid of meeting you...' On aurait dit que cela mit quelques albums encore avant que cela ne se fasse. Mais nous y sommes, et c'est délicieux.
Mais cette fois-ci, il semblerait que le barbu farfelu de Master & Everyone ait visé juste ! The Letting Go semble être véritablement touché par la grâce, apportant au bel univers torturé de Bonnie Prince Billy un nouveau langage, peut être plus accessible.
L'apport de cordes, ainsi que de la belle voix de Dawn McCarthy illumine littéralement les émotions de Oldham, qui pouvaient jusqu'ici résonner de façon absconse aux oreilles de certains. Cela ne permet que de savourer avec plus de plaisir ses somptueuses ballades folk.
Mention spéciale à "Cold & Wet", avec ses sonorités de guitares salies, mais tellement sophistiquées à la fois (on entend un accord presque ‘découpé' en micro-secondes dans l'intro), "Wai" faisant penser au sublime morceau "Master & Everyone" de l'album du même nom, avec son carillon et ses choeurs presque murmurés.
Et puis cette entrée, cette si belle entrée aux cordes, qui semble faire la transition entre tout ce que Bonnie Prince Billy avait pu faire auparavant, et cet album. Les accords en mineur, profondément spleenétiques, qui se font gentiment rabrouer par le décompte de Oldham en fond. Et enfin tout commence...
Il semblerait donc que cet album fasse partie des plus beaux de 2006, aux couleurs et paysages apaisants, d'une folk mélodique se faisant de plus en plus rare.
Bonnie Prince Billy disait dans sa chanson "Master & Everyone": ‘I'm not afraid of meeting you...' On aurait dit que cela mit quelques albums encore avant que cela ne se fasse. Mais nous y sommes, et c'est délicieux.