Chronique de Serket (Xsilence)
Posté le 30/12/2004
J'ai acheté l'album sur un coup de tête, j'avais entendu la première chanson à la radio (étrange d'ailleurs), pourtant c'est l'un des rares vrais exemples d'albums anti-radiophoniques, autant dans les sons (pas de tubes, beaucoup d'expérimentations) que dans le fond (ambiance glacée et tragédie banalisée).
C'est le plus bel et le plus tragique épisode de la vie urbaine que j'ai pu entendre. Je n'ai peut-être pas beaucoup d'expériences musicales dans le domaine de la musique expérimentale et du hip-hop le plus bitumé mais tout ce que l'on peut ressentir comme oppression métallique propre à la ville a été parfaitement retranscrite (c'est le mot !) dans cet album qui exprime le mieux ce qu'est la jungle urbaine, la folie humaine qui nous fait souhaiter HLM, asile psychatrique, gare bondée et autres établissements de l'horreur quotidienne pour la collectivité.
C'est ça, voilà de quoi parle cet album, dans lequel on plonge toujours avec difficulté, c'est de la collectivité, de la vie en Société, de cette impossibilité de vivre avec, aujourd'hui au XXIe siècle: Sartre l'a très bien résumé: "L'Enfer, c'est les autres". Et comme les autres, aujourd'hui, c'est la ville, le confort, les cris dans l'oreiller, l'enfer ne peut être que plus infernale, car indépassable: l'enfer est devenu tiède. Plus de souffrances, voilà la nouvelle définition de l'horreur pour ce siècle.
C'est le plus bel et le plus tragique épisode de la vie urbaine que j'ai pu entendre. Je n'ai peut-être pas beaucoup d'expériences musicales dans le domaine de la musique expérimentale et du hip-hop le plus bitumé mais tout ce que l'on peut ressentir comme oppression métallique propre à la ville a été parfaitement retranscrite (c'est le mot !) dans cet album qui exprime le mieux ce qu'est la jungle urbaine, la folie humaine qui nous fait souhaiter HLM, asile psychatrique, gare bondée et autres établissements de l'horreur quotidienne pour la collectivité.
C'est ça, voilà de quoi parle cet album, dans lequel on plonge toujours avec difficulté, c'est de la collectivité, de la vie en Société, de cette impossibilité de vivre avec, aujourd'hui au XXIe siècle: Sartre l'a très bien résumé: "L'Enfer, c'est les autres". Et comme les autres, aujourd'hui, c'est la ville, le confort, les cris dans l'oreiller, l'enfer ne peut être que plus infernale, car indépassable: l'enfer est devenu tiède. Plus de souffrances, voilà la nouvelle définition de l'horreur pour ce siècle.