Chairs Missing

Chairs Missing

Wire

19 / 20 1978 Harvest Album / CD  Vinyle

Chronique de Gary Appleseed (Xsilence) 20 / 20

Posté le 17/09/2006
Beaucoup de musiques, beaucoup de groupes me plaisent... j'ai des préférés, jamais de favoris... et pourtant, si je devais n'en choisir qu'un, un et un seul, l'unique, lequel serait-ce ? Je ne sais évidemment pas, mais si il y avait effectivement choix, Wire serait en pôle position. Et Chairs Missing plus particulièrement.


Cet album est dantesque, parfaite liaison entre Pink Flag et 154, il a à mon sens ce petit plus qui lui permet d'etre mieux que simplement exceptionnel. Tous y respire la folie, à commencer par la pochette. Les différents titres ont pour particularité commune d'être très envoûtant. La bande à Newman joue une musique post-punk particulièrement ambiante et atmosphérique, délaissant un peu leur minimalisme d'antan. Et au final, le verdict est sans appel: il est impossible de résister à ce tourbillon de démence pure...
Chairs Missing est le passage entre notre monde et un univers sombre et malsain. "Practice Makes Perfect" nous fait rentrer ainsi de plein pied dans cette dimension alternative, et ce, de manière terrifiante (bon, j'exagère peut-être un peu mais... ). Les morceaux s'enchaînent alors vite, très vite, qu'ils soient pop ("Outdoor Miner"), coldwave ("Used To") ou punk ("Too Late"). Les sommets de l'album sont incarnés par "Heartbeat", monument oscillant entre innocence et paranoïa, et "Mercy", monstre de puissance, d'une intensité sans pareil. Ces deux titres sont à mon avis les plus représentatifs du groupe par l'intensité qu'ils dégagent.

L'ambiance perturbée et tendue qui se dégage de ce disque me déconnecte de la réalité. Grace à Wire, je me suis pris de passion pour le post-punk et la coldwave. Un album unique...

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