Live At Tralfamadore

Live At Tralfamadore

Madrugada

16 / 20 2005 EMI Live / CD

Chronique de Yayo (Xsilence) 18 / 20

Posté le 08/03/2012
Si je connais Madrugada, c'est grâce a une fille qui m'avait invité à a un de leur concert, sauf que derrière ce concert ou elle m'avait promené, se cache une rupture, mais ça; ça reste autre chose... Une fois les séquelles restées en moi, j'ai creusé plus profond, Tralfamadore était notre prise de position.

Une voix intimiste, incroyablement douloureuse s'immisce dans l'ambiance, les mots trouvent leurs places, ou se cherchent quelque part encore, on en sait rien, on se contente juste d'entendre, quelque uns chantent, mais n'en savent rien.

"Majesty" Leur mec ne se contente pas uniquement de chanter, il a un truc, c'est indéniable, la force de sa voix, sa capacité à donner une suite aux rifes des guitares. 'Anyway those fights did drive me And I was dying of thirst and I wasn't growin' old'. Pendant qu'ils continuent à promener leur balades, je continue à regarder cette fille, la continuité entre les chansons est tellement hallucinante que je n'ai pas l'impression de changer de track, simplement l'allonger un peu plus, "Am I Bad Or Good" se demande-il, j'en sais rien. "Strange Colour Blue".
Un verre, et un verre, et un verre, et entre elle et moi les intervalles se réduisent, on va droit dans le mur. La voix de Sivert Si vid et ses potes chantent nos fantasmes à peine découverts.

Entre "On Your Side" "7 Seconds" et "Running Out Of Time" se cache des mélodies plus rock'n'roll, plus hideuses, plus tranches, ou le groupe ne se contente plus de laisser des murmures.

Là ou se trouve la fin, là ou les regards se sont retrouvés, qui n'auraient pourtant jamais du, je crois que j'ai fait une connerie, "Only When You'Re Gone" Dès que je l'ai vue, devenu fébrile, il lui a fait répéter son prénom bêtement, plusieurs fois, un prénom avec un Y, américain, ils n'avaient décidément rien à se dire mais il avait quelques secondes pour se tenir fier de lui, face à elle, dans le modèle réduit du fantasme qui l'avait poussé, quelques années plus tôt dans sa chambre, aux viols répétés de sa première guitare.

Les guitares rangées, j'ai toujours cette impression que ça n'a pas encore fini, je l'entends encore chanter 'So Bury Me In The Kitchen/Bury Me In The Stones/Oh, Bury Me Everywhere You Go".


J'ai décousu toute l'histoire pour en voir de plus près la chair, maintenant s'il te plait file-moi ce qu'il faut pour suturer la plaie.

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