Chronique de Sytizen (Xsilence)
Posté le 01/02/2009
Un an après l'avènement du roi avec le devenu célèbre In the court, King Crimson vit déjà dans les changements de line-up les plus incompréhensibles qui le caractériseront souvent. Évidemment pas les conditions idéales pour offrir un album solide. In the Wake of Poseidon bénéficie de la réputation de pauvre redite de son glorieux prédécesseur. "Cadence & Cascade" veut refaire surgir l'émotion de "I Talk To The Wind" et devient presque aussitôt une publicité pour les ascenseurs Otis. Le morceau titre veut lorgner du côté des orchestrations ambitieuses: ça a terriblement vieilli, reste que la chanson est belle. Seul "Picture Of A City" est un frère acceptable pour le "Schizoid Man".
"L'innovation" de l'album est "Peace", un thème qui revient sous 3 formes, avec sans doute pour but de souder l'album. Il est malheureusement beaucoup trop faible pour unifier quoique ce soit. On en arrive d'ailleurs à un autre défaut, celui-ci purement technique : inspiré sans doutes par la musique classique, le mixage joue avec les nuances; il le fait avec une telle maladresse qu'on est obligé de régler le son si on ne vit pas dans un no-man's land, quand à l'écoute au casque en ville, elle est souvent impossible.
2 morceaux n'ont pas d'équivalents cependant : "Cat Food" qui swing bien, annonce de la face A de Lizard. "The Devil's Triangle", sorte de chant guerrier apocalyptique, très "post rock" avant l'heure, il est d'un bel effet et sans être inoubliable se révèle intéressant, notamment dans son mixage et sa construction.
Que garder de cet album alors? D'une part la déception de ne pas avoir un vrai nouvel élan en avant de la part du groupe. Une fois évacuée la frustration, on trouve ça et là de belles choses, des arrangements ingénieux joués par des musiciens convaincus, même si sur le départ. Un album mineur mais pas mauvais.
"L'innovation" de l'album est "Peace", un thème qui revient sous 3 formes, avec sans doute pour but de souder l'album. Il est malheureusement beaucoup trop faible pour unifier quoique ce soit. On en arrive d'ailleurs à un autre défaut, celui-ci purement technique : inspiré sans doutes par la musique classique, le mixage joue avec les nuances; il le fait avec une telle maladresse qu'on est obligé de régler le son si on ne vit pas dans un no-man's land, quand à l'écoute au casque en ville, elle est souvent impossible.
2 morceaux n'ont pas d'équivalents cependant : "Cat Food" qui swing bien, annonce de la face A de Lizard. "The Devil's Triangle", sorte de chant guerrier apocalyptique, très "post rock" avant l'heure, il est d'un bel effet et sans être inoubliable se révèle intéressant, notamment dans son mixage et sa construction.
Que garder de cet album alors? D'une part la déception de ne pas avoir un vrai nouvel élan en avant de la part du groupe. Une fois évacuée la frustration, on trouve ça et là de belles choses, des arrangements ingénieux joués par des musiciens convaincus, même si sur le départ. Un album mineur mais pas mauvais.