Chronique de Chacal (Xsilence)
Posté le 24/04/2007
Voilà un album dont on n'a pas assez fait l'écho au cours de l'année 2006. Alors, un an déjà après sa sortie, il est temps de réparer cette petite injustice et de lui redonner une place à la hauteur de son brio proportionnellement à l'émotion qu'il ne cesse de procurer à chaque écoute.
Car dans ce paysage pop-rock français toujours à la traîne en matière de reconnaissance, à contrario de nos compatriotes anglais ou américains, il est de notre devoir de faire valoir notre identité nationale (merde on dirait du Sarko, damned je suis contaminé aaaaaaaargh.............) quand le jeu en vaut la chandelle.
Et nos trois amis irréductibles armoricains les deux frères Balquier et leur acolyte Costaire (aux featurings de luxe, voir plus bas) superbement produit par le non moins germanique Mario Thaler ont tout compris. Cette touche, cet ingrédient qui fait la différence (en terme culinaire par exemple entre du traditionnel et du gastro) se nomme ici l'électro.
Résumer "Funambul" à un album d'électro-pop-rock me paraît certes judicieux pour orienter l'auditeur. Par contre trouver l'équilibre parfait entre les trois relève de la performance qui entre autre fait la force de ce disque. Mélodieux, mélancolique, envoûtant, parfois rageur mais dans la douceur, "Frigo" nous ouvre la porte (je sais, je sais, elle est facile celle là...) de son univers délicieux et emprunt déjà d'une grande maturité pour un premier album (deux EP autoproduits et un mini album constituaient la disco du groupe précédemment).
La preuve dès l'ouverture et son titre "Pictures Of Melancholy" (petite précision la langue de Shakespeare étant très majoritairement utilisée (on pardonnera d'ailleurs à Max son accent .....) le ton est donné car le morceau est à l'image de son titre, une progression lente dans une mélancolie lancinante et voluptueuse admirablement orchestrée par la ribambelle d'instruments qui laissent leur empreinte au fil de l'évolution. Un titre majeur sans aucun doute. Dans un même registre, le langoureux "Lost in time" ensorcèle l'esprit jusqu'à l'explosion électrique finale.
Gare aux OVNI, "Mentronic" et "Pop Corn Cinéma" dont la particularité repose notamment sur un chant suraigu (peut-être plus crispant à entendre sur le premier susnommé) mais qui ont le mérite d'apporter une touche excentrique tout en conservant musicalement l'intérêt et l'attention de l'auditeur.
Et les invités dans tout ça ? Leur présence est en en totale adéquation avec le reste; Scott McLoud (Girls vs Boys) ouvre le bal sur le menaçant mais néanmoins sexy "Comportment Notice". L'apocalypse n'est point loin, grandiose.
Quatre plages plus loin, c'est au tour de Troy Von Balthazar (ex-Chokebore) de nous bercer dans la splendide balade "Sweetheart", la grande classe.
Mais "Frigo" propose également de l'instrumental, électronique bien sûr, la transition que constitue "Westcoast Voices" en milieu d'effort n'est pas sans rappeler les comparses de Trisomie 21, tandis que "Deadly Summer Trip" qui le clôture vous laisse dans un état de sérénité et de plénitude absolus.........
Le moment de grâce qui caractérise toujours un grand album, c'est en français que vous le trouverez, oui "Frigo" ne renie pas totalement ses origines gauloises et "Bordeline" - et c'est ce qui est palpitant avec ce trio - arrive à retranscrire musicalement ce qu'il est dit dans le texte, cette sensation d'un équilibre fragile tel un funambule sur le fil du rasoir.
Si l'on cherche parfois l'origine du nom d'un groupe, ici pas de doute, il est à l'image de sa musique, froide mais tellement réconfortante. Il serait dommage de passer à côté d'un tel petit bijou.
Ouvrez, prenez ....rien n'est périmé dans cet appareil électro(ménager), dégustez, un très grand mets de 2006.
Je vous aurai prévenu.
Car dans ce paysage pop-rock français toujours à la traîne en matière de reconnaissance, à contrario de nos compatriotes anglais ou américains, il est de notre devoir de faire valoir notre identité nationale (merde on dirait du Sarko, damned je suis contaminé aaaaaaaargh.............) quand le jeu en vaut la chandelle.
Et nos trois amis irréductibles armoricains les deux frères Balquier et leur acolyte Costaire (aux featurings de luxe, voir plus bas) superbement produit par le non moins germanique Mario Thaler ont tout compris. Cette touche, cet ingrédient qui fait la différence (en terme culinaire par exemple entre du traditionnel et du gastro) se nomme ici l'électro.
Résumer "Funambul" à un album d'électro-pop-rock me paraît certes judicieux pour orienter l'auditeur. Par contre trouver l'équilibre parfait entre les trois relève de la performance qui entre autre fait la force de ce disque. Mélodieux, mélancolique, envoûtant, parfois rageur mais dans la douceur, "Frigo" nous ouvre la porte (je sais, je sais, elle est facile celle là...) de son univers délicieux et emprunt déjà d'une grande maturité pour un premier album (deux EP autoproduits et un mini album constituaient la disco du groupe précédemment).
La preuve dès l'ouverture et son titre "Pictures Of Melancholy" (petite précision la langue de Shakespeare étant très majoritairement utilisée (on pardonnera d'ailleurs à Max son accent .....) le ton est donné car le morceau est à l'image de son titre, une progression lente dans une mélancolie lancinante et voluptueuse admirablement orchestrée par la ribambelle d'instruments qui laissent leur empreinte au fil de l'évolution. Un titre majeur sans aucun doute. Dans un même registre, le langoureux "Lost in time" ensorcèle l'esprit jusqu'à l'explosion électrique finale.
Gare aux OVNI, "Mentronic" et "Pop Corn Cinéma" dont la particularité repose notamment sur un chant suraigu (peut-être plus crispant à entendre sur le premier susnommé) mais qui ont le mérite d'apporter une touche excentrique tout en conservant musicalement l'intérêt et l'attention de l'auditeur.
Et les invités dans tout ça ? Leur présence est en en totale adéquation avec le reste; Scott McLoud (Girls vs Boys) ouvre le bal sur le menaçant mais néanmoins sexy "Comportment Notice". L'apocalypse n'est point loin, grandiose.
Quatre plages plus loin, c'est au tour de Troy Von Balthazar (ex-Chokebore) de nous bercer dans la splendide balade "Sweetheart", la grande classe.
Mais "Frigo" propose également de l'instrumental, électronique bien sûr, la transition que constitue "Westcoast Voices" en milieu d'effort n'est pas sans rappeler les comparses de Trisomie 21, tandis que "Deadly Summer Trip" qui le clôture vous laisse dans un état de sérénité et de plénitude absolus.........
Le moment de grâce qui caractérise toujours un grand album, c'est en français que vous le trouverez, oui "Frigo" ne renie pas totalement ses origines gauloises et "Bordeline" - et c'est ce qui est palpitant avec ce trio - arrive à retranscrire musicalement ce qu'il est dit dans le texte, cette sensation d'un équilibre fragile tel un funambule sur le fil du rasoir.
Si l'on cherche parfois l'origine du nom d'un groupe, ici pas de doute, il est à l'image de sa musique, froide mais tellement réconfortante. Il serait dommage de passer à côté d'un tel petit bijou.
Ouvrez, prenez ....rien n'est périmé dans cet appareil électro(ménager), dégustez, un très grand mets de 2006.
Je vous aurai prévenu.