Chronique de Pascha (Xsilence)
Posté le 10/12/2011
C'est quelque part sur une route auvergnate avec ses cris de loup, ou plutôt de fantôme, que Mickey 3D et "La France A Peur" a attiré l'attention la première fois.
Placé en ouverture de ce premier album, il est judicieusement suivit par "Merci La Vie", chanson plus marquante avec son texte urgent, bien servi par une pop folk nerveuse et un chant coléreux. Les quatorze titres habités d'une ambiance champêtre pour beaucoup (la "Chanson Du Calvaire" et les mémères qui aiment "Le Grand Jacques" amènent une image assez France Profonde, pour ne citer qu'eux en exemple), à cause de l'aspect artisanal des chansons pour la plupart réalisées dans la chambre de Mickey, prennent des teintes pop, folk, variété, électro, rock, blues, qui s'agencent parfois pour quelques-unes au moyen d'une recette typique du duo. A cela, il convient de ne pas oublier un certain humour parfois grinçant qui excelle avec la voix indolente de Michael Furnon. A d'autres instants, les grincements s'avèrent plus sérieux comme sur "La Guerre C'était Pas Si Mauvais" et son violon au son 'grippé'. Malgré tout, le fait d'entendre de l'humour n'empêche pas de penser que "Psylo" semble dispensable au bout de 4 minutes 48 secondes de déjantisme sur fond d'electro pop longuet, de même pour le sussuré "Good Bye Green Day".
Au final, hormis ces deux passages trouvés creux, on se verrait bien écouter 'allègrement' Mistigri Torture sous les bras noir d'un vieux christ qui garde la campagne. Ne demandez pas pourquoi, cette image revient à chaque fois.
Placé en ouverture de ce premier album, il est judicieusement suivit par "Merci La Vie", chanson plus marquante avec son texte urgent, bien servi par une pop folk nerveuse et un chant coléreux. Les quatorze titres habités d'une ambiance champêtre pour beaucoup (la "Chanson Du Calvaire" et les mémères qui aiment "Le Grand Jacques" amènent une image assez France Profonde, pour ne citer qu'eux en exemple), à cause de l'aspect artisanal des chansons pour la plupart réalisées dans la chambre de Mickey, prennent des teintes pop, folk, variété, électro, rock, blues, qui s'agencent parfois pour quelques-unes au moyen d'une recette typique du duo. A cela, il convient de ne pas oublier un certain humour parfois grinçant qui excelle avec la voix indolente de Michael Furnon. A d'autres instants, les grincements s'avèrent plus sérieux comme sur "La Guerre C'était Pas Si Mauvais" et son violon au son 'grippé'. Malgré tout, le fait d'entendre de l'humour n'empêche pas de penser que "Psylo" semble dispensable au bout de 4 minutes 48 secondes de déjantisme sur fond d'electro pop longuet, de même pour le sussuré "Good Bye Green Day".
Au final, hormis ces deux passages trouvés creux, on se verrait bien écouter 'allègrement' Mistigri Torture sous les bras noir d'un vieux christ qui garde la campagne. Ne demandez pas pourquoi, cette image revient à chaque fois.