Chronique de -Minuit- (Xsilence)
Posté le 04/05/2008
Le sommet incandescent d'une oeuvre labyrinthique.
Et pourtant... On l'a dit pauvre, brouillon, trop hétérogène, sans âme.
Que faudrait-il de plus? Réécouter peut-être.
Catapulté brutalement dans une boîte de sardines, percussions claustrophobes, des ongles s'arrachent contre les murs, grognements. Faut-il rire ou pleurer? Où va-t-on?
Vers des profondeurs que seuls eux pouvaientt nous montrer, gouffre immense d'émotions, où se déversent piano et cordes en pleurs. Que faire d'autre que les suivre le long de ce torrent. Dissonance...
On pousse une porte quand tout nous arrive en pleine gueule, quelque chose de frénétique et âpre, et pourtant... Retour de la dissonance comme un oscillement aérien. Rassurant? Stop.
On ouvre les yeux difficilement, quelque chose, un son, une voix. Un peu de douce désuétude. Une accusation... Laissons-nous aller. La grâce incarnée.
Une vibration farouche et nocturne se fait entendre, il faut toujours la suivre... On ne peut que suivre Radiohead pour ce voyage sous-terrain où ils nous distancent de beaucoup... On y ramasse les miettes, elle sont trop précieuses. J'ai peut être tort? Peut être... et alors?
Hymne au magnétisme. Hymne à la nuit.
Sortez les couteaux, les lames, mangez, dévorez avant le vertige.
Avant cette fausse berceuse, teintée de cloches matinales, cloches de mauvaises augures. C'est comme le chant d'une sirène, beau et dangereux. Inévitable. Raisonnant. La mort n'est pas un drame, voyons!
Puis quelque chose se glisse vers nous, rampe et se révèle comme majestueux, tout parait louche... Qui est le coupable? Nous même. "Why don't you quiet down"... Quelque chose crie, hurle et se débat à l'intérieur... Chanson d'une frustration.
Des accords déchirent le silence, le vent se glisse entre ces cordes électriques, pesantes... Comme un deuil sur la plage. Silence.
Quelques grésillements, du feu, de la lave antédiluvienne. Tout se met à tourner plus aucun repère n'est possible, plus aucune attache. Tout est compressé, écrasé, sublimé. Radiohead irradie tout autour. La discussion n'est plus possible. Vous êtes mort désormais. Assumez au moins cela.
Quelque chose encore?
Oui, comme un regain de vie et puis finalement tant pis. Enfermons nous dans cette prison de verre. Que cela dure l'éternité. Et surtout: que jamais l'on ne se lasse.
Amnesiac a oublié les règles, a oublié la musique. Il vit simplement , vibre, fauche tout autour, aspire, respire et s'étouffe. Tout s'y mélange.
Comme une envie de dire merci. Merci à Radiohead, d'avoir donné cette chose bien plus haute que n'importe quelle autre, bien plus belle...
Et pourtant... On l'a dit pauvre, brouillon, trop hétérogène, sans âme.
Que faudrait-il de plus? Réécouter peut-être.
Catapulté brutalement dans une boîte de sardines, percussions claustrophobes, des ongles s'arrachent contre les murs, grognements. Faut-il rire ou pleurer? Où va-t-on?
Vers des profondeurs que seuls eux pouvaientt nous montrer, gouffre immense d'émotions, où se déversent piano et cordes en pleurs. Que faire d'autre que les suivre le long de ce torrent. Dissonance...
On pousse une porte quand tout nous arrive en pleine gueule, quelque chose de frénétique et âpre, et pourtant... Retour de la dissonance comme un oscillement aérien. Rassurant? Stop.
On ouvre les yeux difficilement, quelque chose, un son, une voix. Un peu de douce désuétude. Une accusation... Laissons-nous aller. La grâce incarnée.
Une vibration farouche et nocturne se fait entendre, il faut toujours la suivre... On ne peut que suivre Radiohead pour ce voyage sous-terrain où ils nous distancent de beaucoup... On y ramasse les miettes, elle sont trop précieuses. J'ai peut être tort? Peut être... et alors?
Hymne au magnétisme. Hymne à la nuit.
Sortez les couteaux, les lames, mangez, dévorez avant le vertige.
Avant cette fausse berceuse, teintée de cloches matinales, cloches de mauvaises augures. C'est comme le chant d'une sirène, beau et dangereux. Inévitable. Raisonnant. La mort n'est pas un drame, voyons!
Puis quelque chose se glisse vers nous, rampe et se révèle comme majestueux, tout parait louche... Qui est le coupable? Nous même. "Why don't you quiet down"... Quelque chose crie, hurle et se débat à l'intérieur... Chanson d'une frustration.
Des accords déchirent le silence, le vent se glisse entre ces cordes électriques, pesantes... Comme un deuil sur la plage. Silence.
Quelques grésillements, du feu, de la lave antédiluvienne. Tout se met à tourner plus aucun repère n'est possible, plus aucune attache. Tout est compressé, écrasé, sublimé. Radiohead irradie tout autour. La discussion n'est plus possible. Vous êtes mort désormais. Assumez au moins cela.
Quelque chose encore?
Oui, comme un regain de vie et puis finalement tant pis. Enfermons nous dans cette prison de verre. Que cela dure l'éternité. Et surtout: que jamais l'on ne se lasse.
Amnesiac a oublié les règles, a oublié la musique. Il vit simplement , vibre, fauche tout autour, aspire, respire et s'étouffe. Tout s'y mélange.
Comme une envie de dire merci. Merci à Radiohead, d'avoir donné cette chose bien plus haute que n'importe quelle autre, bien plus belle...