Chronique de Pascha (Xsilence)
Posté le 28/08/2009
Tout d'abord, le choc fut graphique. Le seul d'ailleurs, de choc. Mais pendant longtemps, l'hideuse pochette avait soulevé tant de fois de questions sur le contenu, sur ce que pouvait contenir le ventre de ce schizophrène. Encore fallait-il se sentir prêt à plonger dans le gouffre pharyngien hameçonné d'une uvule, terminaison du palais malade du Roi Cramoisi. Tant de cinéma après toutes ces années!
La chose a bien traversé quatre décennies entières et malgré que le son date 'sévèrement' d'époque, le premier morceau, "21st Century Schizoid Man", est monstrueux. La stridence des cuivres laissent des sillages visqueux tandis que des rythmiques malaxent les neurones. Le monstre rampe comme une limace mais est aussi vif qu'une araignée une fois que la proie est à portée. On change de tableau avec un titre élégiaque d'un autre âge, "I Talk To The Wind". Chanson mélancolique et tout aussi malade. Il est étonnant qu'un publicitaire peu scrupuleux ne s'en soit pas encore inspiré pour une pub Air Wick. "Epitaph" poursuit le plombage du moral en longueur, au métabolisme d'un western spaghetti qui s'embourbe. "Moonchild", est tout aussi longuet mais apaise après les tourments digestifs. Et on se réveille brusquement dans la cour du Roi Cramoisi, projeté dans un conte baroque et fantasy en trois cycles.
Les outrages du temps n'ont pas encore eu raison de l'oeuvre sinon de l'émousser dans une bulle nostalgique, ce qui ne le rend pas moins dangereux pour infester d'autres cerveaux frais.
La chose a bien traversé quatre décennies entières et malgré que le son date 'sévèrement' d'époque, le premier morceau, "21st Century Schizoid Man", est monstrueux. La stridence des cuivres laissent des sillages visqueux tandis que des rythmiques malaxent les neurones. Le monstre rampe comme une limace mais est aussi vif qu'une araignée une fois que la proie est à portée. On change de tableau avec un titre élégiaque d'un autre âge, "I Talk To The Wind". Chanson mélancolique et tout aussi malade. Il est étonnant qu'un publicitaire peu scrupuleux ne s'en soit pas encore inspiré pour une pub Air Wick. "Epitaph" poursuit le plombage du moral en longueur, au métabolisme d'un western spaghetti qui s'embourbe. "Moonchild", est tout aussi longuet mais apaise après les tourments digestifs. Et on se réveille brusquement dans la cour du Roi Cramoisi, projeté dans un conte baroque et fantasy en trois cycles.
Les outrages du temps n'ont pas encore eu raison de l'oeuvre sinon de l'émousser dans une bulle nostalgique, ce qui ne le rend pas moins dangereux pour infester d'autres cerveaux frais.