Chronique de Gilga (Xsilence)
Posté le 15/01/2008
Quelle surprise j'ai eu quand j'ai lu ce qui se disait sur cet album qui est manifestement le mal aimé de la géniale discographie des Brian Jonestown Massacre.
Sans âme. Trop pop. Trop propre. Pas digne de Take It From The Man etc... Beaucoup de critiques ont été faites sur ce que je considère comme un des meilleurs albums du BJM.
J'ai, pour ma part, mis pas mal de temps a l'apprécier. En effet, à première vue, il n'y a pas réellement de cohérence entre les morceaux, morceaux qui paraissent relativement fades à la première écoute comparés aux autres délires du BJM.
Néanmoins, après un nombre d'écoutes significatif, j'ai enfin compris ce qui faisait la force de cet album et, paradoxalement, je suis totalement d'accord avec les critiques qui lui ont été faites, ma conclusion étant néanmoins hautement plus optimiste.
Alors je le dit: ce disque est un joyau de la pop music moderne ! Anton Newcombe et Matt Hollywood (car c'est bien eux qui incarnent la grandeur de ce groupe) ont effectivement pompé sans vergogne dans la pop 60's/70's des Beatles et autres Rolling Stones, mais eux, contrairement a beaucoup d'autres, en ont fait quelque chose de neuf, caractéristique de la "vibe" BJMienne si particulière, et ce quoi qu'on en dise. Le son est lèché, les guitares et les claviers nous enferment dans un étrange cocon rempli de chaleur, les arrangements sont parfaits (La slide sur "Maybe Tomorrow" !), et toutes les chansons semblent se dérouler dans un ordre immuable, glissant à travers nos oreilles sans jamais y rester bloquées. Comment ne pas succomber aux voix antagonistement belles d'Anton et de Matt? Les chœurs éthérés surgissant de nulle part, les mélodies tellement évidentes qu'on se demande s'il a là pillage ou pas, l'émotion simple et juste, caractéristique de la pop music, que nous confèrent ces chansons.
En définitive, il ne faut absolument pas écouter cet album comme un album du BJM mais bel et bien comme un Sgt Pepper no2, Newcombe/Lennon et Hollywood/Mc Cartney signant là leur album le plus révolutionnaire/mélodieux, celui qui les mènera quelques temps plus tard à leur séparation fortuite.
Sans âme. Trop pop. Trop propre. Pas digne de Take It From The Man etc... Beaucoup de critiques ont été faites sur ce que je considère comme un des meilleurs albums du BJM.
J'ai, pour ma part, mis pas mal de temps a l'apprécier. En effet, à première vue, il n'y a pas réellement de cohérence entre les morceaux, morceaux qui paraissent relativement fades à la première écoute comparés aux autres délires du BJM.
Néanmoins, après un nombre d'écoutes significatif, j'ai enfin compris ce qui faisait la force de cet album et, paradoxalement, je suis totalement d'accord avec les critiques qui lui ont été faites, ma conclusion étant néanmoins hautement plus optimiste.
Alors je le dit: ce disque est un joyau de la pop music moderne ! Anton Newcombe et Matt Hollywood (car c'est bien eux qui incarnent la grandeur de ce groupe) ont effectivement pompé sans vergogne dans la pop 60's/70's des Beatles et autres Rolling Stones, mais eux, contrairement a beaucoup d'autres, en ont fait quelque chose de neuf, caractéristique de la "vibe" BJMienne si particulière, et ce quoi qu'on en dise. Le son est lèché, les guitares et les claviers nous enferment dans un étrange cocon rempli de chaleur, les arrangements sont parfaits (La slide sur "Maybe Tomorrow" !), et toutes les chansons semblent se dérouler dans un ordre immuable, glissant à travers nos oreilles sans jamais y rester bloquées. Comment ne pas succomber aux voix antagonistement belles d'Anton et de Matt? Les chœurs éthérés surgissant de nulle part, les mélodies tellement évidentes qu'on se demande s'il a là pillage ou pas, l'émotion simple et juste, caractéristique de la pop music, que nous confèrent ces chansons.
En définitive, il ne faut absolument pas écouter cet album comme un album du BJM mais bel et bien comme un Sgt Pepper no2, Newcombe/Lennon et Hollywood/Mc Cartney signant là leur album le plus révolutionnaire/mélodieux, celui qui les mènera quelques temps plus tard à leur séparation fortuite.