Time Fades Away

Time Fades Away

Neil Young

17 / 20 1973 Reprise Live / CD  Vinyle

Chronique de The loner (Xsilence) 19 / 20

Posté le 04/04/2007
Disque angulaire dans le grand oeuvre du canadien, Time Fades Away compte, à mon humble opinion, parmi les meilleurs morceaux que mon stakhanoviste du rock préféré ait enfanté. "Don't Be Denied" est une merveille d'introspection posée sur une lente ritournelle qui, combinée aux mots racontant sa propre histoire (divorce des parents, difficultés rencontrées à l'école, création de ses premiers groupes, jusqu'à l'accession au statut de rock star), donne un morceau fabuleux. Et tout le reste de l'album est du même grandiose acabit. Du cynisme exacerbé de la chanson éponyme ('fourteen junkies too weak to work'), des scansions maladives de "Last Dance" ('no no no, no no no, ...'), des éructations colériques de "Yonder Stands The Sinner" au calme d'apparence de "L.A.", aux apaisements de "Journey Through The Past"... Tout ce disque, certes rauque, cradingue, désabusé, éthylique, véritable chant du cygne du flower power désintégré, aux idéaux cramés par ses abus opiacés, est un grand champ d'émotions pour l'auditeur. Venimeux, mais sublime album (une pétition circule sur le net pour demander sa publication en CD).

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