Chronique de Jumbo (Xsilence)
Posté le 02/07/2009
Ce qui me met sur le cul au sujet de ce troisième album de Faith No More, c'est de voir des notes aussi frileuses ! Il semble toujours de bon ton de déprécier un disque au fil du temps, prétextant des sonorités vieillottes ou un chant daté, ou encore de minimiser son importance parce que la suite est meilleure... En vérité je vous le dis, The Real Thing est tout simplement PYRAMIDAL ! Un pur concentré d'énergie et de fraîcheur, que nous balance au visage une bande de Californiens au goût vestimentaire plus que douteux. Ces derniers ne prennent d'ailleurs pas trop de risques pour accrocher l'auditeur : les trois premiers titres ne sont rien d'autre que les singles. "From Out Of Nowhere", "Epic" et "Falling To Pieces" forment un triptyque tubesque au possible, alliant rythmes entraînants, basses funk (*dwung*) et un chant étrange signé Mike Patton, alternant envolées nasales et rap très dans l'air du temps. Si l'efficacité des musicos n'est plus à démontrer (We Care A Lot et Introduce Yourself comptaient déjà nombre d'excellents morceaux), celle du nouveau venu surprend. Chuck Mosely était bien sympa mais rarement juste... Patton impressionne tout au long du disque, lui conférant une véritable personnalité, ainsi qu'au groupe qui a touché le jackpot en l'embauchant.
Le début de The Real Thing est donc très réussi, mais les singles étant ce qu'ils sont, mieux vaut l'oublier un peu pour découvrir l'album au mieux. En tout cas, n'espérez aucun répit, car le quatrième morceau n'est rien d'autre qu'une grosse tuerie façon thrash metal, une véritable baffe qui fera même headbanger les plus chauves. On entre ensuite dans le cœur de l'album, un dyptique tout à fait délicieux : "Zombie Eaters" démarre plutôt doucement mais débouche bien vite sur des passages très violents où le chant de Patton se révèle tout simplement jouissif. Même constat pour le morceau-titre, qui nous trimballe pendant huit minutes. On atteint là le meilleur du disque, qui gagne une profondeur qu'on aurait jamais soupçonnée à l'écoute de son début.
Le très sympathique et plus ensoleillé "Underwater Love" détend un peu l'atmosphère avant de laisser la place à un retour à quelque chose de plus heavy avec "The Morning After", l'instrumental à coller des frissons "Woodpecker From Mars" et l'excellente reprise de Black Sabbath "War Pigs". "Edge of the World" clôture le disque en retrouvant plus de légèreté pour une ambiance plus californienne.
Au bout de ces cinquante-cinq minutes bien remplies, qui ne sont pas évidentes à avaler aux premières écoutes, un seul constat s'impose : ça déchire. Je répugne à utiliser ce langage SecretStoryien, mais c'est malheureusement celui qui est le mieux approprié : The Real Thing est un disque diablement fun, qu'on se passe à fond en se trémoussant comme Mike Patton dans le clip d'"Epic", l'esprit croulant sous une avalanche de couleurs.
Le début de The Real Thing est donc très réussi, mais les singles étant ce qu'ils sont, mieux vaut l'oublier un peu pour découvrir l'album au mieux. En tout cas, n'espérez aucun répit, car le quatrième morceau n'est rien d'autre qu'une grosse tuerie façon thrash metal, une véritable baffe qui fera même headbanger les plus chauves. On entre ensuite dans le cœur de l'album, un dyptique tout à fait délicieux : "Zombie Eaters" démarre plutôt doucement mais débouche bien vite sur des passages très violents où le chant de Patton se révèle tout simplement jouissif. Même constat pour le morceau-titre, qui nous trimballe pendant huit minutes. On atteint là le meilleur du disque, qui gagne une profondeur qu'on aurait jamais soupçonnée à l'écoute de son début.
Le très sympathique et plus ensoleillé "Underwater Love" détend un peu l'atmosphère avant de laisser la place à un retour à quelque chose de plus heavy avec "The Morning After", l'instrumental à coller des frissons "Woodpecker From Mars" et l'excellente reprise de Black Sabbath "War Pigs". "Edge of the World" clôture le disque en retrouvant plus de légèreté pour une ambiance plus californienne.
Au bout de ces cinquante-cinq minutes bien remplies, qui ne sont pas évidentes à avaler aux premières écoutes, un seul constat s'impose : ça déchire. Je répugne à utiliser ce langage SecretStoryien, mais c'est malheureusement celui qui est le mieux approprié : The Real Thing est un disque diablement fun, qu'on se passe à fond en se trémoussant comme Mike Patton dans le clip d'"Epic", l'esprit croulant sous une avalanche de couleurs.