Chronique de DJouL (Xsilence)
Posté le 19/09/2008
Après 3 albums punk-hardcore de grande classe, les suédois de Breach nous sont revenus en 2001 avec ce qu'il convient d'appeler leur chef d'oeuvre. En effet, après les excellents Friction, It's Me God et Venom, il était difficile de faire à la fois plus abouti et plus puissant, et pourtant, ils l'ont fait avec ce dernier album au titre évocateur Kollapse.
Dès l'ouverture "Big Strong Boss", nous en met plein la tronche. Morceau intrumental aux frontières d'un post-rock à la Neurosis, le titre est exceptionnel tant sur le plan mélodique que sur l'ambiance qu'il génère. "Old Ass Player", deuxième plage, deuxième claque, dans un genre plus noise-hardcore, nous met dans le bain : Breach est aussi un groupe de bruit. Et c'est aussi dans ce style que le combo excelle. Avec "Lost Crew", on revient aux origines du groupe avec un punk hardcore dont seul ces suédois-là ont le secret. A la fois puissant, rythmé, dissonant, mystérieux, le titre est musicalement un modèle du genre.
"Breathing Dust" est selon moi le titre symbole de cet opus. Il rassemble toutes les qualités du groupe dans ses 3 minutes. Si son entrée noise noie le chant hurlé de Tomas dans les profondeurs de la dépression, son final à la fois apocalyptique et merveilleux nous pousse à basculer de l'autre côté du miroir. On se demande alors jusqu'où les suédois vont nous emmener.
Arrive ensuite "Seven". Parenthèse d'espoir dans cet album cruellement humain où les grattes, le djembe et les nappes de synthétizer sont employés ensemble dans un registre qu'on n'attendait (vraiment) pas ici, mais avec une classe sans précédent. Enfin "Kollapse", titre instumental qui conclue donc à lui seul toute la carrière de Breach. Là encore, au risque de me répéter, on flirte avec le sublime. Tout est sincère dans ce titre de 9 minutes, comme dans les 50 minutes de l'album.
Et même si musicalement, cet album est parfait, le mix est au moins à sa hauteur. On bascule tantôt du noise ultra puissant à la légèreté cristalline d'une simple mélodie de guitare sans sourciller, tant les liaisons se font dans une absolue logique. Rien n'est laissé au hasard, rien n'est provoqué, tout coule comme de l'eau de roche.
Pour résumer, un album prodigieux de la trempe d'un OK Computer où d'un Blood Sugar Sex Magic. Essentiel pour tout amateur de rock'n roll qui se respecte.
Dès l'ouverture "Big Strong Boss", nous en met plein la tronche. Morceau intrumental aux frontières d'un post-rock à la Neurosis, le titre est exceptionnel tant sur le plan mélodique que sur l'ambiance qu'il génère. "Old Ass Player", deuxième plage, deuxième claque, dans un genre plus noise-hardcore, nous met dans le bain : Breach est aussi un groupe de bruit. Et c'est aussi dans ce style que le combo excelle. Avec "Lost Crew", on revient aux origines du groupe avec un punk hardcore dont seul ces suédois-là ont le secret. A la fois puissant, rythmé, dissonant, mystérieux, le titre est musicalement un modèle du genre.
"Breathing Dust" est selon moi le titre symbole de cet opus. Il rassemble toutes les qualités du groupe dans ses 3 minutes. Si son entrée noise noie le chant hurlé de Tomas dans les profondeurs de la dépression, son final à la fois apocalyptique et merveilleux nous pousse à basculer de l'autre côté du miroir. On se demande alors jusqu'où les suédois vont nous emmener.
Arrive ensuite "Seven". Parenthèse d'espoir dans cet album cruellement humain où les grattes, le djembe et les nappes de synthétizer sont employés ensemble dans un registre qu'on n'attendait (vraiment) pas ici, mais avec une classe sans précédent. Enfin "Kollapse", titre instumental qui conclue donc à lui seul toute la carrière de Breach. Là encore, au risque de me répéter, on flirte avec le sublime. Tout est sincère dans ce titre de 9 minutes, comme dans les 50 minutes de l'album.
Et même si musicalement, cet album est parfait, le mix est au moins à sa hauteur. On bascule tantôt du noise ultra puissant à la légèreté cristalline d'une simple mélodie de guitare sans sourciller, tant les liaisons se font dans une absolue logique. Rien n'est laissé au hasard, rien n'est provoqué, tout coule comme de l'eau de roche.
Pour résumer, un album prodigieux de la trempe d'un OK Computer où d'un Blood Sugar Sex Magic. Essentiel pour tout amateur de rock'n roll qui se respecte.