Chronique de Judas (Xsilence)
Posté le 31/07/2006
En mettant la main sur ce disque, je croyais dur comme fer tomber sur une sorte de clone de Norah Jones: Certainement charmant, sans doute envoûtant, mais pas impérissable. Comme je me trompais! Cette jolie pomme aux yeux bleus m'a vraiment bien eu! Faute de la Jones, c'est plutôt du côté de chez Nina Simone et de PJ Harvey qu'on retrouve la demoiselle. De la première, elle a héritée la gracieuse indolence, un feeling qui ne s'explique pas, et de la seconde, elle a la hargne, l'intellect et le brio.
Sur des structures jazzy à base de piano-voix, Fiona rajoute malignement des couches d'overdubs savamment dosés et toutes plus intéressantes les unes que les autres: guitares électriques, boîtes à rythmes, envolées de cordes et de cuivres... Arrangements classiques et modernes se marient à merveille et donnent du corps à des compositions qui auraient tout aussi bien pu se suffire à elles même.
Le cocktail fait mouche à tout coups car le talent est là, des chansons simples et pourtant si complexes, qui fascinent autant qu'elles intriguent. De fait, plusieurs écoutes suffiraient à peine à cerner la richesse musicale de l'album.
Et que dire de cette voix ? Forte et brûlante comme une fournaise, elle invite, elle rassure, elle repousse. Mise au service des histoires de cœur compliquées de la belle (avec elle ou avec un autre), elle transfigure sa pensée. Chaque mot devient une douce blessure à nos oreilles. On comprend et on partage.
"On The Bound" et son refrain où Fiona crache avec conviction à un amant supposé 'You're all I need !' et la sublime "I Know" la mettant en scène face à une relation sans issue, sont autant de perles qui jalonnent cette œuvre irrationnelle et passionnée.
Certains la rêvaient en une triste Alanis Morissette vaguement bobo, mais finalement Fiona a préférée rester une pomme. Et c'est tant mieux.
Sur des structures jazzy à base de piano-voix, Fiona rajoute malignement des couches d'overdubs savamment dosés et toutes plus intéressantes les unes que les autres: guitares électriques, boîtes à rythmes, envolées de cordes et de cuivres... Arrangements classiques et modernes se marient à merveille et donnent du corps à des compositions qui auraient tout aussi bien pu se suffire à elles même.
Le cocktail fait mouche à tout coups car le talent est là, des chansons simples et pourtant si complexes, qui fascinent autant qu'elles intriguent. De fait, plusieurs écoutes suffiraient à peine à cerner la richesse musicale de l'album.
Et que dire de cette voix ? Forte et brûlante comme une fournaise, elle invite, elle rassure, elle repousse. Mise au service des histoires de cœur compliquées de la belle (avec elle ou avec un autre), elle transfigure sa pensée. Chaque mot devient une douce blessure à nos oreilles. On comprend et on partage.
"On The Bound" et son refrain où Fiona crache avec conviction à un amant supposé 'You're all I need !' et la sublime "I Know" la mettant en scène face à une relation sans issue, sont autant de perles qui jalonnent cette œuvre irrationnelle et passionnée.
Certains la rêvaient en une triste Alanis Morissette vaguement bobo, mais finalement Fiona a préférée rester une pomme. Et c'est tant mieux.