Chronique de Al16 (Xsilence)
Posté le 23/09/2008
Arab Strap, avec ce Elephant Shoe, à encore beau nous renvoyer cette impression musicale statique et uniforme en économisant au maximum ses arrangements, il n'en ressort paradoxalement que plus d'émotions.
Il en va de paire pour les textes, toujours autant marmonnés nonchalamment par un Aidan Moffat et son air "je m'en foutiste", gobant les syllabes une à une. Mais cette fois-ci, la désinvolture absolue de son phrasé est accompagné d'un son plus froid que sur les deux précédents opus. En effet Malcom Middelton déploie, autour des ses proses un rien désabusées, une électronique minimaliste, pour ne pas dire squelettique, fusionnant à merveille avec les traditionnelles guitares neurasthéniques du groupe. De plus, on remarque l'utilisation quasi-systématique d'une boite à rythme au détriment d'une vraie batterie. Rien ne dépasse, aucun superflu, et lorsque l'on analyse clairement les arrangements, on se prend à croire qu'aucune note, qu'aucun souffle ne peut et doit être ajouté ou supprimé. Le résultat parait plus que pertinent, démontrant au final que cet abusif épurement définit en fait la richesse et la grandeur des compostions.
Désormais, les beats électroniques sont souvent à l'introduction des titres, avant que ne s'immiscent, puis s'élèvent, patiemment les arpèges d'une mélodieuse guitare. Ainsi sont construits les excellents, et pour le moins troublants, "Cherubs", "One Four Seven One", "Leave The Day Free" et "The Drunking Eye". Enfin, impossible de conclure sans faire référence à "Autumnal" et ses sept minutes de crescendo entre ses sobres accords de guitare, ses délicates notes de piano et ses déchirantes envolées de cordes. Une pure merveille, un véritable moment de poésie musicale.
Moins mélancolique que Philophobia, Elephant Shoe semble être le plus perfectionniste album du duo écossais.
Arab Strap plus froid, plus sombre, plus mélancolique, plus laconique que jamais.
Il en va de paire pour les textes, toujours autant marmonnés nonchalamment par un Aidan Moffat et son air "je m'en foutiste", gobant les syllabes une à une. Mais cette fois-ci, la désinvolture absolue de son phrasé est accompagné d'un son plus froid que sur les deux précédents opus. En effet Malcom Middelton déploie, autour des ses proses un rien désabusées, une électronique minimaliste, pour ne pas dire squelettique, fusionnant à merveille avec les traditionnelles guitares neurasthéniques du groupe. De plus, on remarque l'utilisation quasi-systématique d'une boite à rythme au détriment d'une vraie batterie. Rien ne dépasse, aucun superflu, et lorsque l'on analyse clairement les arrangements, on se prend à croire qu'aucune note, qu'aucun souffle ne peut et doit être ajouté ou supprimé. Le résultat parait plus que pertinent, démontrant au final que cet abusif épurement définit en fait la richesse et la grandeur des compostions.
Désormais, les beats électroniques sont souvent à l'introduction des titres, avant que ne s'immiscent, puis s'élèvent, patiemment les arpèges d'une mélodieuse guitare. Ainsi sont construits les excellents, et pour le moins troublants, "Cherubs", "One Four Seven One", "Leave The Day Free" et "The Drunking Eye". Enfin, impossible de conclure sans faire référence à "Autumnal" et ses sept minutes de crescendo entre ses sobres accords de guitare, ses délicates notes de piano et ses déchirantes envolées de cordes. Une pure merveille, un véritable moment de poésie musicale.
Moins mélancolique que Philophobia, Elephant Shoe semble être le plus perfectionniste album du duo écossais.
Arab Strap plus froid, plus sombre, plus mélancolique, plus laconique que jamais.