Chronique de Pandanloeil (Xsilence)
Posté le 19/04/2007
Avant de mourir, Gainsbourg se préparait à enregistrer un disque de jazz, à l'image du début de sa carrière, à l'image de Confidentiel peut être, on n'en saura jamais rien. Confidentiel est un album original de Gainsbourg (entendez par là : pas une compilation), que probablement vous ne connaissez pas, comme probablement vous n'appréciez pas trop Gainsbourg (en dehors de ...Melody Nelson) parce que vous avez été victime des compilations en un disque des années 90, qui méritent bien le nom de pots-pourris.
A l'époque (1964) on faisait pourtant aussi des disques, avec un fil directeur, des chansons cohérentes et tout et tout. Ici c'est simple au niveau du personnel : Du jazz à nu, une discussion entre Gainsbourg et son guitariste (le fabuleux Elec Bacsik), avec pour seule pulsation une sensuelle contrebasse. Et des textes tristes, à en pleurer, parmi les meilleurs de Gainsbourg ("Elaeudanla Téitéia", "Le Talkie Walkie", l'immense "La Saison Des Pluies", "Maxim's"), qu'il raconte des histoires (et flirte avec le sous-entendu dans "Scenic Railway") ou qu'il les construise sur des jeux de mot et de l'humour noir ("Sait On Jamais Ou Va Une Femme Quand Elle Vous Quitte").
On connaît l'amour de Gainsbourg (pianiste au départ) pour le jazz, tout le début de sa carrière est marqué par cette musique (ce disque aussi), et de la même manière on connait ses histoires de femmes, qui partent les unes après les autres dans ses chansons. Confidentiel est le meilleur de ça.
Et Elek Bacsik est une autre raison d'adorer ce disque...Guitariste magnifique, à tomber par terre, suffisamment intelligent pour changer complètement de manière de jouer d'une chanson à l'autre (de "Chez Les Yéyé", du blues classe et speedé, à la "Saison Des Pluies", ballade à tomber, au texte moite et plombé), toujours sur le fil de la virtuosité (sans aucun solo) et de la nécessité de rester au service d'une chanson et d'aligner des accords tous plus élégants les uns que les autres.
Le tout évidemment chaloupé par la contrebasse, plus discrète mais indispensable. Une alchimie hallucinante, qui doit aussi beaucoup à la voix de Gainsbourg - jamais été aussi forte, claire, mais qui colle aux textes, et donc fatalement amère en fin de rime. Aucun détail ne peut échapper ici vu le dépouillement des chansons, on laisse la place au silence, on entend tout : si vous tendez l'oreille vous entendrez même sa voix trembler à la fin de ses phrases, sur des chansons aussi déchirantes (pour lui aussi manifestement) que "La Saison Des Pluies" ou l'histoire tragique du "Talkie Walkie". Enorme au même titre que ...Melody Nelson.
A l'époque (1964) on faisait pourtant aussi des disques, avec un fil directeur, des chansons cohérentes et tout et tout. Ici c'est simple au niveau du personnel : Du jazz à nu, une discussion entre Gainsbourg et son guitariste (le fabuleux Elec Bacsik), avec pour seule pulsation une sensuelle contrebasse. Et des textes tristes, à en pleurer, parmi les meilleurs de Gainsbourg ("Elaeudanla Téitéia", "Le Talkie Walkie", l'immense "La Saison Des Pluies", "Maxim's"), qu'il raconte des histoires (et flirte avec le sous-entendu dans "Scenic Railway") ou qu'il les construise sur des jeux de mot et de l'humour noir ("Sait On Jamais Ou Va Une Femme Quand Elle Vous Quitte").
On connaît l'amour de Gainsbourg (pianiste au départ) pour le jazz, tout le début de sa carrière est marqué par cette musique (ce disque aussi), et de la même manière on connait ses histoires de femmes, qui partent les unes après les autres dans ses chansons. Confidentiel est le meilleur de ça.
Et Elek Bacsik est une autre raison d'adorer ce disque...Guitariste magnifique, à tomber par terre, suffisamment intelligent pour changer complètement de manière de jouer d'une chanson à l'autre (de "Chez Les Yéyé", du blues classe et speedé, à la "Saison Des Pluies", ballade à tomber, au texte moite et plombé), toujours sur le fil de la virtuosité (sans aucun solo) et de la nécessité de rester au service d'une chanson et d'aligner des accords tous plus élégants les uns que les autres.
Le tout évidemment chaloupé par la contrebasse, plus discrète mais indispensable. Une alchimie hallucinante, qui doit aussi beaucoup à la voix de Gainsbourg - jamais été aussi forte, claire, mais qui colle aux textes, et donc fatalement amère en fin de rime. Aucun détail ne peut échapper ici vu le dépouillement des chansons, on laisse la place au silence, on entend tout : si vous tendez l'oreille vous entendrez même sa voix trembler à la fin de ses phrases, sur des chansons aussi déchirantes (pour lui aussi manifestement) que "La Saison Des Pluies" ou l'histoire tragique du "Talkie Walkie". Enorme au même titre que ...Melody Nelson.