The Singles 86-98

The Singles 86-98

Depeche Mode

18 / 20 1998 Mute Compilation / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de Jumbo (Xsilence) 17 / 20

Posté le 13/02/2011
Difficile de faire le blasé avec cette compilation de Depeche Mode. Les collections de singles, ce n'est jamais extrêmement intéressant, mais quand il s'agit d'un groupe aussi excellent qui a toujours su bien choisir ses singles justement, il n'y a pas à faire la fine bouche. On peut se féliciter que le groupe ait choisi de sortir le premier volume (The Singles 81-85) en 1985, parce que c'est véritablement à partir de 1986 que les Anglais décollent, avec l'incommensurable Black Celebration. De fait, le premier disque, contenant les singles des trois albums les plus appréciés (et probablement les meilleurs) du groupe (Black Celebration donc, Music For The Masses et Violator) se révèle être un enchaînement de tubes parfaitement indécent dont il n'y a plus grand chose à dire. On démarre sur le fantastique "Stripped", probablement l'un de leurs meilleurs titres, à l'ambiance si nocturne, urbaine et romantique, avant d'enchaîner sur la superbe ballade "A Question Of Lust" chantée par Martin Gore. "A Question Of Time" et son rythme trépidant aborde un univers un peu plus musclé, peut-être repris deux pistes plus loin par l'également génialissime "Never Let Me Down Again". Les quatre derniers titres sont issus de Violator et sont tous renversants, le sommet absolu en étant bien sûr "Enjoy The Silence". Bien que je doive avouer être légèrement moins friand de "Strangelove", issu de Music For The Masses, ce premier disque est donc tout bonnement dingue, on regrettera qu'aucun inédit ou titre moins connu ne soit venu s'y glisser, cependant. Le deuxième disque couvre lui les deux derniers albums de la période 90's, Songs of Fath and Devotion et Ultra. Le premier, si caractéristique dans la discographie du groupe par son approche nettement plus rock, nous délivre notamment un "Condemnation" aux accents gospel, et le second, avec lui aussi un son assez rock, diffuse son ambiance toujours plus nocturne et urbaine, parfois presque glauque. Des titres moins mythiques, moins tubesques (parce que moins pop, au final), mais huit excellents titres aux ambiances soignées qui font perdurer la période sombre de Depeche Mode. Pour finir, trois morceaux viennent compléter la compilation, l'inédit "Only When I Lose Myself", très bon et cohérent avec les titres précédents, apportant une touche plus dramatique avec ses cordes, "Little 15" issu de Music For The Masses (dont on se demande pourquoi il n'est pas sur le premier CD) et une version live de "Everything Counts", issue de l'énorme 101, très bonne mais qui dépareille sans doute un peu trop. Mais au final, une excellente compilation, même si on l'aurait souhaitée plus aventureuse.

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