Chronique de Thinwhitejs (Xsilence)
Posté le 05/11/2005
Ah, James Iha ... Depuis le temps qu'on voulait se le farcir celui-là !
L'homme est associé à deux malentendus : beaucoup l'imaginent à l'origine des guitares les plus furieuses des Pumpkins alors que le lead guitare n'était autre que le grand chauve (d'ailleurs Billy a fait preuve de magnanimité en le créditant comme co-auteur de "Mayonnaise"), et les mêmes saluent son jeu sur le très bon Thirteenth Step d'A Perfect Circle alors qu'il n'a pas assuré un seul riff sur l'album vu qu'il ne faisait pas encore parti du groupe !
Voilà la vérité rétablie dans toute sa cruauté.
Passons maintenant à ce qui nous intéresse, ce Let It Come Down, premier -et seul à ce jour- album solo du bonhomme aux coupes de cheveux improbables.
Bon, d'entrée de jeu on se doutait, à l'écoute des quelques faces b des Citrouilles de sa production, qu'il ne nous ponderait pas un truc méchant avec un "Zero" ou un "Bullet With Butterfly Wings" bis. Et l'écoute du disque nous conforte dans notre idée première : on comprend mieux pourquoi James a parfois l'air peu à son aise avec les Pumpkins. Tout ici sent le vieux romantisme éculé à deux balles : les photos genre 'je pose par une fin d'après-midi d'automne avec le soleil dans mon dos et le vent dans les cheveux, j'erre le long d'une rivière en noir et blanc', les paroles qui frisent parfois la parodie (à cet égard, "Country Girl" décroche la timbale haut la main), les titres qui parlent d'eux-mêmes : "Sound Of Love", "Beauty", "Lover, Lover", "Winter" ... On sent que p'tit James a plus écouté Neil Young et les Beach Boys pré-Pet Sounds que Pornography , Paranoid ou Heaven Tonight. Les morceaux sont tous calmes voire lents, évoquent l'amour, sont bien gentillets. Aucun solo bien saignant ici ! James a invité ses potes (Matt Walker, Neal Casal, Nina Gordon ou D'Arcy qui a laissé ses seringues le temps de poser sa voix sur "One And Two"), mais cela n'empêche pas que toutes les chansons se ressemblent plus ou moins et qu'un manque d'originalité s'installe sur la durée de l'album (qui n'excède pas 40mn). Néanmoins un certain charme se dégage du disque, peut-être parce qu'il réveille l'amoureux en nous, peut-être parce qu'on le sent en parfaite adéquation avec son auteur. Allez savoir.
Bref, le disque idéal pour les matins d'automne ensoleillés où on se lève en se disant que la vie est belle. Ce qui est de plus en plus rare.
L'homme est associé à deux malentendus : beaucoup l'imaginent à l'origine des guitares les plus furieuses des Pumpkins alors que le lead guitare n'était autre que le grand chauve (d'ailleurs Billy a fait preuve de magnanimité en le créditant comme co-auteur de "Mayonnaise"), et les mêmes saluent son jeu sur le très bon Thirteenth Step d'A Perfect Circle alors qu'il n'a pas assuré un seul riff sur l'album vu qu'il ne faisait pas encore parti du groupe !
Voilà la vérité rétablie dans toute sa cruauté.
Passons maintenant à ce qui nous intéresse, ce Let It Come Down, premier -et seul à ce jour- album solo du bonhomme aux coupes de cheveux improbables.
Bon, d'entrée de jeu on se doutait, à l'écoute des quelques faces b des Citrouilles de sa production, qu'il ne nous ponderait pas un truc méchant avec un "Zero" ou un "Bullet With Butterfly Wings" bis. Et l'écoute du disque nous conforte dans notre idée première : on comprend mieux pourquoi James a parfois l'air peu à son aise avec les Pumpkins. Tout ici sent le vieux romantisme éculé à deux balles : les photos genre 'je pose par une fin d'après-midi d'automne avec le soleil dans mon dos et le vent dans les cheveux, j'erre le long d'une rivière en noir et blanc', les paroles qui frisent parfois la parodie (à cet égard, "Country Girl" décroche la timbale haut la main), les titres qui parlent d'eux-mêmes : "Sound Of Love", "Beauty", "Lover, Lover", "Winter" ... On sent que p'tit James a plus écouté Neil Young et les Beach Boys pré-Pet Sounds que Pornography , Paranoid ou Heaven Tonight. Les morceaux sont tous calmes voire lents, évoquent l'amour, sont bien gentillets. Aucun solo bien saignant ici ! James a invité ses potes (Matt Walker, Neal Casal, Nina Gordon ou D'Arcy qui a laissé ses seringues le temps de poser sa voix sur "One And Two"), mais cela n'empêche pas que toutes les chansons se ressemblent plus ou moins et qu'un manque d'originalité s'installe sur la durée de l'album (qui n'excède pas 40mn). Néanmoins un certain charme se dégage du disque, peut-être parce qu'il réveille l'amoureux en nous, peut-être parce qu'on le sent en parfaite adéquation avec son auteur. Allez savoir.
Bref, le disque idéal pour les matins d'automne ensoleillés où on se lève en se disant que la vie est belle. Ce qui est de plus en plus rare.