Chronique de Andybell (Xsilence)
Posté le 23/03/2008
Helmet est un groupe à part.
Page Hamilton est déjà un homme à part. Formé à la musique contemporaine au conservatoire, rien ne laissait présager cet artiste aux rouages du rock noisy, du punk rock, aux déflagrations sonores uniques en son genre.
Car Helmet a marqué les années 90 par son exceptionnelle intransigeance. Quand on repense aux monstrueux albums d'inventivité féroce In The MeanTime et Betty, on aurait pu croire que Helmet avait tout dit, avait fait son temps.
Et bien non, ce nouvel abum Aftertaste, produit par l'infatiguable Terry Date est tout simplement corrosif à souhait, avec un nouveau son qui donne une nouvelle jeunesse à Helmet.
Les sept premiers titres, de "Pure" à "Broadcast Emotion" sont d'une homogénéité mélodique et rageuse formidables.
Page Hamilton chante de plus en plus juste, sans oublier ses férocements toujours aussi touchants tout au long de ces sept morceaux.
Les guitares sont toujours aussi présentes, la batterie peut-être un peu moins lourde que sur les précedents opus, mais procure à cet album une certaine légéreté qui n'est pas désagréable.
Les six derniers titres sont moins frais, plus classiques et procurent moins d'originalité. Exceptés les deux derniers titres, remarquables, "Insatiable" et "Crisis King" qui semblent figurer en fin d'album pour nous rassurer sur l'authenticité hardcore et colérique du combo new yorkais.
Bravo donc à Hamilton et ses pairs pour cet album doté d'une originalité, d'une efficacité qui confirment la position d'outsider de ce groupe sur le rock alternatif mondial des années 90.
Page Hamilton est déjà un homme à part. Formé à la musique contemporaine au conservatoire, rien ne laissait présager cet artiste aux rouages du rock noisy, du punk rock, aux déflagrations sonores uniques en son genre.
Car Helmet a marqué les années 90 par son exceptionnelle intransigeance. Quand on repense aux monstrueux albums d'inventivité féroce In The MeanTime et Betty, on aurait pu croire que Helmet avait tout dit, avait fait son temps.
Et bien non, ce nouvel abum Aftertaste, produit par l'infatiguable Terry Date est tout simplement corrosif à souhait, avec un nouveau son qui donne une nouvelle jeunesse à Helmet.
Les sept premiers titres, de "Pure" à "Broadcast Emotion" sont d'une homogénéité mélodique et rageuse formidables.
Page Hamilton chante de plus en plus juste, sans oublier ses férocements toujours aussi touchants tout au long de ces sept morceaux.
Les guitares sont toujours aussi présentes, la batterie peut-être un peu moins lourde que sur les précedents opus, mais procure à cet album une certaine légéreté qui n'est pas désagréable.
Les six derniers titres sont moins frais, plus classiques et procurent moins d'originalité. Exceptés les deux derniers titres, remarquables, "Insatiable" et "Crisis King" qui semblent figurer en fin d'album pour nous rassurer sur l'authenticité hardcore et colérique du combo new yorkais.
Bravo donc à Hamilton et ses pairs pour cet album doté d'une originalité, d'une efficacité qui confirment la position d'outsider de ce groupe sur le rock alternatif mondial des années 90.