Chronique de Dub (Xsilence)
Posté le 23/02/2006
Ce coffret de 3 disques peut apparaître incongru au regard de la discographie de ce groupe (3 albums, 2 minis et 1 album live acoustique seulement). Pourtant cette compilation en forme de testament est INDISPENSABLE.
Peu de groupes ont réussi à marquer au fer rouge mon esprit de tout jeune adulte que j'étais à l'époque (début des années 90). Alice In Chains avait tout d'un grand groupe de rock (je n'utiliserais pas le mot grunge. Ce terme n'était qu'une facilité de journaliste pour rassembler les musiciens d'une même ville évoluant dans des registres bien différents). Une rythmique solide, un guitariste riffeur / soliste digne de Page et Iommi et un chanteur d'exception. Chez eux, tout transpirait la noirceur, l'angoisse et ce n'est qu'après avoir été immergé dans leur monde que l'on pouvait apercevoir la lumière.
Le petit 'plus' d'A.I.C. résidait dans les harmonies vocales entre Staley et son guitariste Jerry Cantrell. Si vous cherchez une définition pour l'expression chanter à l'unisson, jetez une oreille à "Down In A Hole" ou "Junkhead".
Music Bank est un formidable condensé quasiment chronologique de cette aventure musicale, avec une priorité accordée au fantastique Dirt (la pierre angulaire du début des années 90) ainsi qu'aux inédits de cette période ("Fear The Voices" est bluffante, "What The Hell Have I" est probablement l'une des chansons les plus spontanées d'A.I.C.). Les inédits de 1998 ("Get Born Again" et "Died") peuvent nous faire regretter à jamais que l'histoire se soit arrêtée là.
Ce coffret est néanmoins à réserver au fans du groupe. Pour ceux qui cherchent à les connaître, commencez tout simplement par le début...
R.I.P. Layne
Peu de groupes ont réussi à marquer au fer rouge mon esprit de tout jeune adulte que j'étais à l'époque (début des années 90). Alice In Chains avait tout d'un grand groupe de rock (je n'utiliserais pas le mot grunge. Ce terme n'était qu'une facilité de journaliste pour rassembler les musiciens d'une même ville évoluant dans des registres bien différents). Une rythmique solide, un guitariste riffeur / soliste digne de Page et Iommi et un chanteur d'exception. Chez eux, tout transpirait la noirceur, l'angoisse et ce n'est qu'après avoir été immergé dans leur monde que l'on pouvait apercevoir la lumière.
Le petit 'plus' d'A.I.C. résidait dans les harmonies vocales entre Staley et son guitariste Jerry Cantrell. Si vous cherchez une définition pour l'expression chanter à l'unisson, jetez une oreille à "Down In A Hole" ou "Junkhead".
Music Bank est un formidable condensé quasiment chronologique de cette aventure musicale, avec une priorité accordée au fantastique Dirt (la pierre angulaire du début des années 90) ainsi qu'aux inédits de cette période ("Fear The Voices" est bluffante, "What The Hell Have I" est probablement l'une des chansons les plus spontanées d'A.I.C.). Les inédits de 1998 ("Get Born Again" et "Died") peuvent nous faire regretter à jamais que l'histoire se soit arrêtée là.
Ce coffret est néanmoins à réserver au fans du groupe. Pour ceux qui cherchent à les connaître, commencez tout simplement par le début...
R.I.P. Layne