Chronique de Lolipop (Xsilence)
Posté le 08/05/2009
L'histoire des Pastels me fiche généralement un cafard monumental.
Je ne comprendrai jamais pourquoi des gens aussi doués manquèrent à ce point le coche. Certes, reconnus et chéris par d'innombrables crève la faim jamais rassasiés de perfection pop, on peut dire que le reste du monde n'en est fichu comme de sa première chemise...
Up For A Bit With The Pastel est un des premiers albums des Pastels, et c'est déjà un grand truc.
Une clé de voûte de l'indie pop sans faute, un phare dans la nuit, un signe de ralliement pour toutes les âmes perdues en quête d'autre chose que la banalité fatigante et le marasme mainstream.
La voix mignonne et couillone de Stephen Pastel qui babille des choses sur l'amour et l'amitié et... sur l'amitié et l'amour.
Un grand garçon qui fait mine de ne pas comprendre qu'il faudra peut-être un jour devenir adulte, parfois changer et y laisser des plumes.
Mais ne jamais céder.
The Pastels, c'est lui ; le cœur pur et les idées en vrac.
À mille lieux de se penser génial, le groupe de Glasgow.
C'est un jeu de gamins. "On pourrait faire semblant d'être un groupe... Toi tu ferais le chanteur et moi le guitariste...". Tout ça n'est pas très sérieux en fait. Et pourtant ça l'est !
Comme le sont tous les jeux d'enfants en fin de compte.
Un titre comme "Address Book" ne peut être que pris au sérieux de toute façon.
Une ballade caoutchouteuse, et patraque. Du sucre plein la bouche et les mains.
Et puis c'est marrant d'y entendre déjà certaines fulgurances Brit pop là-dessus, (Blur).
Une coïncidence, bien entendu... Comme toujours.
Cet album est un rempart molletonné où l'on vient se cogner les rêves et réparer les chagrins. Nous n'avons plus rien à voir avec le monde désormais...
"Crawl Babies" attrape chacun à bras le corps et s'éloigne déjà très haut, au-dessus de toutes considérations.
Ce titre est un moment de grâce.
Ces intérimaires de la pop écossaise bricolent et élaborent la charpente d'une ‘international pop' en sucre d'orge.
Avec des plans et croquis de la vieille bâtisse, glanés et répertoriés au détour d'un amour immodéré pour quelques disques essentiels, ils érigent un Wall of Sound avachi qui tient avec des morceaux de scotch et du carton ; les doigts poisseux, pleins de colle.
L'édifice à ce jour tient toujours parfaitement bien. "Automatically Yours... yeah yeah yeah".
La musique des Pastels est faite pour regarder le ciel se charger de nuages, écouter la pluie tomber, attendre celui qui ne viendra jamais.
"If I Could Tell you". Si seulement je pouvais te dire tout le bien que je pense de toi...
Le disque s'achève.
Qu'avons-nous fait depuis tout ce temps?
Nous avons vieillis...
Il y a quelques minutes encore, les Pastels étaient le monde.
"I'm Alright With You".
Je ne comprendrai jamais pourquoi des gens aussi doués manquèrent à ce point le coche. Certes, reconnus et chéris par d'innombrables crève la faim jamais rassasiés de perfection pop, on peut dire que le reste du monde n'en est fichu comme de sa première chemise...
Up For A Bit With The Pastel est un des premiers albums des Pastels, et c'est déjà un grand truc.
Une clé de voûte de l'indie pop sans faute, un phare dans la nuit, un signe de ralliement pour toutes les âmes perdues en quête d'autre chose que la banalité fatigante et le marasme mainstream.
La voix mignonne et couillone de Stephen Pastel qui babille des choses sur l'amour et l'amitié et... sur l'amitié et l'amour.
Un grand garçon qui fait mine de ne pas comprendre qu'il faudra peut-être un jour devenir adulte, parfois changer et y laisser des plumes.
Mais ne jamais céder.
The Pastels, c'est lui ; le cœur pur et les idées en vrac.
À mille lieux de se penser génial, le groupe de Glasgow.
C'est un jeu de gamins. "On pourrait faire semblant d'être un groupe... Toi tu ferais le chanteur et moi le guitariste...". Tout ça n'est pas très sérieux en fait. Et pourtant ça l'est !
Comme le sont tous les jeux d'enfants en fin de compte.
Un titre comme "Address Book" ne peut être que pris au sérieux de toute façon.
Une ballade caoutchouteuse, et patraque. Du sucre plein la bouche et les mains.
Et puis c'est marrant d'y entendre déjà certaines fulgurances Brit pop là-dessus, (Blur).
Une coïncidence, bien entendu... Comme toujours.
Cet album est un rempart molletonné où l'on vient se cogner les rêves et réparer les chagrins. Nous n'avons plus rien à voir avec le monde désormais...
"Crawl Babies" attrape chacun à bras le corps et s'éloigne déjà très haut, au-dessus de toutes considérations.
Ce titre est un moment de grâce.
Ces intérimaires de la pop écossaise bricolent et élaborent la charpente d'une ‘international pop' en sucre d'orge.
Avec des plans et croquis de la vieille bâtisse, glanés et répertoriés au détour d'un amour immodéré pour quelques disques essentiels, ils érigent un Wall of Sound avachi qui tient avec des morceaux de scotch et du carton ; les doigts poisseux, pleins de colle.
L'édifice à ce jour tient toujours parfaitement bien. "Automatically Yours... yeah yeah yeah".
La musique des Pastels est faite pour regarder le ciel se charger de nuages, écouter la pluie tomber, attendre celui qui ne viendra jamais.
"If I Could Tell you". Si seulement je pouvais te dire tout le bien que je pense de toi...
Le disque s'achève.
Qu'avons-nous fait depuis tout ce temps?
Nous avons vieillis...
Il y a quelques minutes encore, les Pastels étaient le monde.
"I'm Alright With You".