L'Eau Rouge

L'Eau Rouge

The Young Gods

18 / 20 1989 PIAS Album / CD  Vinyle

Chronique de Thurstonwill (Xsilence) 18 / 20

Posté le 11/11/2005
Après un premier album éponyme magnifique, les Gods se devaient de confirmer, de passer ce cap si délicat du second album.
Eh bien c'est chose faite sur ce L' Eau Rouge splendide, avec une facilité confondante.
On est déja complètement emprisonnés par "La Fille De La Mort" et son ambiance si particulière, basée sur la voix rauque de Franz et sa poésie très personnelle, sur fond d'orgue. Cette ambiance finissant par sombrer dans un chaos sonore initié par des violons inquiétants, massifs, appuyés ensuite par une batterie en cascade envelopée par des samples qui envahissent le morceau en formant une sorte de barrage, tandis que Franz se lance dans un chant halluciné; magnifique !
Festival de guitares ensuite, dont il faut savoir qu'elles ont d'abord été jouées par Franz, puis triturées par Cesare ensuite, sur "Rue Des Tempêtes", "L'Eau Rouge", "Longue Route", "Crier Les Chiens" et enfin sur les tubesques "L'Amourir" et "Pas Mal".
Mention également à "Charlotte", très "Amélie Poulain", très "tiersennien", et amusant dans ses paroles, avec cet orgue délicieux, et toujours cette voix inégalable, proche de celle d'Arno.
Et toujours ces samples géniaux, souvent barrés, à l'image d'un groupe avant-gardiste, expérimental et avant tout talentueux.
Chapeau bas messieurs !

Retour à l'accueil