Chronique de Tito00 (Xsilence)
Posté le 12/02/2007
Alors que le grunge fait rage chez les teenagers américains au début des années 90, dans l'ombre de ce 'mouvement', une fourmilière de petits groupes font leur apparition dans l'underground, pratiquant un rock'n'roll hors pistes, unique.
Pour comprendre la musique de Swell, il faut situer la scène. Des quartiers populaires de San Francisco, autrefois lieux de pèlerinage de hippies et beatniks en tous genres, il ne reste que des ombres, des dingues, des junkies, des alcooliques, de vieux hippies désabusés et de l'ennui. C'est dans leur studio "41", perdu au milieu de ces fantômes, que sont enregistrés les premiers albums de Swell. Les chansons sont portées par la voix lasse de David Freel, le coup de baguette pas toujours prévisible de Sean Kirkpatrick, la basse de Monte Vallier qui groove lentement dans l'obscurité, les riffs poussiéreux et légèrement tordus de John Dettman, de l'ironie, de l'humour noir. Lorsque l'on demande à David Freel pourquoi il est si triste, il répond que ce n'est pas lui, mais sa ville qui l'est.
L'album débute avec un petit speech 'Good evening, ...', et s'achève, naturellement d'une manière similaire '...thank you very much and have a pleasant evening'. Autre originalité du groupe, ils laissaient parfois la fenêtre de leur studio ouverte pendant les enregistrements, ainsi, il n'est pas rare d'entendre la circulation et les bruits quotidiens en fond.
Quelque part entre rock torturé et folk corrompue, la musique de Swell mélange à merveille les sons de guitares électriques et acoustiques, "Wash Your Brain", "It's Okay", "Suicide Machine", en sont de très bons exemples.
Il y a aussi ce côté cinématographique dans les différentes chansons, en même temps, entre David Freel qui bidouille des courts métrages dans son coin et Sean Kirkpatrick, peintre et photographe, cela n'a rien d'étonnant, c'est d'ailleurs ce dernier qui réalisa presque toutes les pochettes du groupe.
Avec ...Well ?, Swell ramasse les déchets du rock d'hier, c'est pas bien joyeux, mais c'est du pur rock'n'roll.
Pour comprendre la musique de Swell, il faut situer la scène. Des quartiers populaires de San Francisco, autrefois lieux de pèlerinage de hippies et beatniks en tous genres, il ne reste que des ombres, des dingues, des junkies, des alcooliques, de vieux hippies désabusés et de l'ennui. C'est dans leur studio "41", perdu au milieu de ces fantômes, que sont enregistrés les premiers albums de Swell. Les chansons sont portées par la voix lasse de David Freel, le coup de baguette pas toujours prévisible de Sean Kirkpatrick, la basse de Monte Vallier qui groove lentement dans l'obscurité, les riffs poussiéreux et légèrement tordus de John Dettman, de l'ironie, de l'humour noir. Lorsque l'on demande à David Freel pourquoi il est si triste, il répond que ce n'est pas lui, mais sa ville qui l'est.
L'album débute avec un petit speech 'Good evening, ...', et s'achève, naturellement d'une manière similaire '...thank you very much and have a pleasant evening'. Autre originalité du groupe, ils laissaient parfois la fenêtre de leur studio ouverte pendant les enregistrements, ainsi, il n'est pas rare d'entendre la circulation et les bruits quotidiens en fond.
Quelque part entre rock torturé et folk corrompue, la musique de Swell mélange à merveille les sons de guitares électriques et acoustiques, "Wash Your Brain", "It's Okay", "Suicide Machine", en sont de très bons exemples.
Il y a aussi ce côté cinématographique dans les différentes chansons, en même temps, entre David Freel qui bidouille des courts métrages dans son coin et Sean Kirkpatrick, peintre et photographe, cela n'a rien d'étonnant, c'est d'ailleurs ce dernier qui réalisa presque toutes les pochettes du groupe.
Avec ...Well ?, Swell ramasse les déchets du rock d'hier, c'est pas bien joyeux, mais c'est du pur rock'n'roll.