Chronique de Pascha (Xsilence)
Posté le 05/01/2016
Deux ans après un finalement limite décevant Monster, le groupe d'Athens a sorti ce qui pourrait s'avérer comme le véritable monstre de sa discographie, un album de poids, linéaire et tout aussi électrique que son illustre prédécesseur. Ce sont, ici, pas moins de quatorze titres enregistrés dans neuf lieux différents des Etats-Unis qui composent New Adventures In Hi-Fi, où la guitare de Peter Buck roule, gronde et plane, charge d'électricité la majorité du disque. ça commence pourtant par un bien calme "How The West Was Won And Where It Got Us", qui est parcourut d'entrechats feutrés d'un piano. Une fois que le moteur est chauffé à la température de croisière, "The Wake-Up Bomb" prend le relais en amenant de l'entrain au voyage, comme le fera plus tard "Departure" après un pesant et entêtant "Leave". En lourdeur, "Leave" n'est pas l'unique chanson à lester le parcours auditif du mélomane, lequel devrait tout autant apprécier "Undertow", "Binky The Doormat" ou bien "Low Desert", qui collent eux aussi comme les roues d'un autocar avalant des kilomètres de routes.
D'ailleurs, cette image de l'autocar ressort toujours dès qu'on écoute cet album d'une durée d'une heure environ. ça peut paraître long par moment, si on ne dépasse une impression trompeuse de fausse homogénéité que semble donner tout l'ensemble et qui aurait de quoi faire piquer du nez contre la vitre, pendant que les paysages défilent au-dehors. Oui, une heure entre route et ciel, cela peut paraître long. Mais au bout, même s'il faut admettre que "Electrelite" soulage par son ton plus léger à l'arrivée, on aurait eu tort d'avoir manqué l'aérien "E-Bow The Letter" avec la présence de Patti Smith ou encore "Bittersweet Me", autre single extrait des ces nouvelles aventures de R.E.M. de 1996. On aurait même eu tort d'avoir manqué un des meilleurs albums du groupe, pour tout dire.
D'ailleurs, cette image de l'autocar ressort toujours dès qu'on écoute cet album d'une durée d'une heure environ. ça peut paraître long par moment, si on ne dépasse une impression trompeuse de fausse homogénéité que semble donner tout l'ensemble et qui aurait de quoi faire piquer du nez contre la vitre, pendant que les paysages défilent au-dehors. Oui, une heure entre route et ciel, cela peut paraître long. Mais au bout, même s'il faut admettre que "Electrelite" soulage par son ton plus léger à l'arrivée, on aurait eu tort d'avoir manqué l'aérien "E-Bow The Letter" avec la présence de Patti Smith ou encore "Bittersweet Me", autre single extrait des ces nouvelles aventures de R.E.M. de 1996. On aurait même eu tort d'avoir manqué un des meilleurs albums du groupe, pour tout dire.