Chronique de Sonicdragao (Xsilence)
Posté le 03/01/2006
Certains albums, comme ce Fantasma de Cornelius (de son vrai nom Keigo Oyamada), sorti en 1997, occupent une place particulière dans mon panthéon personnel. Celle des albums qui ne semblent jamais vouloir se démoder, ceux qui même après des centaines, des milliers d'écoutes, recèlent encore des détails, des trouvailles qui émerveillent, surprennent, qui me rappelent que la musique est avant tout un plaisir, un jeu parfois, pour celui qui l'écoute mais aussi pour ceux qui la composent.
Ainsi, cet album de cet artiste japonais obscur (et pourtant star dans son pays) est comme un lego sonore. Un jeu de construction musical où de nombreux courants musicaux traditionnels (pop, folk, noisy-rock ...) s'assemblent à une électro boostée aux samples farfelus, dans des schémas sonores sinon innovants, au moins originaux. Une version Hi-Fi japonaise de Beck.
Edité par l'excellent label Matador, cet album de Cornelius a la même saveur que les melting-pots musicaux déjantés du californien. Après un "Mic Check" pour le moins étrange (une ouverture de canette réverbérée ... entre autres), "The Micro Disneycal World Tour" et sa fanfare electro-parc d'attractions pose le style de cet album. On navigue ainsi au milieu des diverses influences de Cornelius dans une ambiance ludique incroyable, le tout servi par une production sans failles. Ce qui donne à l'ensemble du disque un aspect sonore résolument moderne voire futuriste (écoutez le bricolage électro "2010" !) et nous rappelle que s'il semble beaucoup s'amuser sur ce disque, Cornelius n'en reste pas moins un producteur éclairé. Ainsi des morceaux résolument rock comme "Free Fall" ou "Clash", l'obsédant "Count Five Or Six" ou le noisy "New Music Machine" côtoient des délires electro-ludiques ("Magoo Opening" et ses samples étranges ; "Thank You For The Music" et son medley final), des escapades pop ("Seashore And Horizon"), voire des plages qui lorgnent vers l'ambient et la musique électronique ("Star Fruit Surf Rider", "God Only Knows", "Fantasma").
Un mélange détonnant !
En bref, un album OVNI, loin (très loin) de tout standard musical, d'une fraîcheur réjouissante, bourré d'originalité(s), et qui explose dans toutes les directions.
Un fourre-tout musico-ludique de référence, rangé dans ma discothèque idéale entre Odelay et Mellowgold de Beck. La preuve aussi que les japonais excellent dans la relecture des musiques anglo-saxonnes.
Ainsi, cet album de cet artiste japonais obscur (et pourtant star dans son pays) est comme un lego sonore. Un jeu de construction musical où de nombreux courants musicaux traditionnels (pop, folk, noisy-rock ...) s'assemblent à une électro boostée aux samples farfelus, dans des schémas sonores sinon innovants, au moins originaux. Une version Hi-Fi japonaise de Beck.
Edité par l'excellent label Matador, cet album de Cornelius a la même saveur que les melting-pots musicaux déjantés du californien. Après un "Mic Check" pour le moins étrange (une ouverture de canette réverbérée ... entre autres), "The Micro Disneycal World Tour" et sa fanfare electro-parc d'attractions pose le style de cet album. On navigue ainsi au milieu des diverses influences de Cornelius dans une ambiance ludique incroyable, le tout servi par une production sans failles. Ce qui donne à l'ensemble du disque un aspect sonore résolument moderne voire futuriste (écoutez le bricolage électro "2010" !) et nous rappelle que s'il semble beaucoup s'amuser sur ce disque, Cornelius n'en reste pas moins un producteur éclairé. Ainsi des morceaux résolument rock comme "Free Fall" ou "Clash", l'obsédant "Count Five Or Six" ou le noisy "New Music Machine" côtoient des délires electro-ludiques ("Magoo Opening" et ses samples étranges ; "Thank You For The Music" et son medley final), des escapades pop ("Seashore And Horizon"), voire des plages qui lorgnent vers l'ambient et la musique électronique ("Star Fruit Surf Rider", "God Only Knows", "Fantasma").
Un mélange détonnant !
En bref, un album OVNI, loin (très loin) de tout standard musical, d'une fraîcheur réjouissante, bourré d'originalité(s), et qui explose dans toutes les directions.
Un fourre-tout musico-ludique de référence, rangé dans ma discothèque idéale entre Odelay et Mellowgold de Beck. La preuve aussi que les japonais excellent dans la relecture des musiques anglo-saxonnes.