Chronique de Sy(d)garrett (Xsilence)
Posté le 18/04/2007
Methodrone est radicalement différent des albums qui vont suivre et faire l'identité très marquée 60's-70's du groupe. Aussi, pour ceux qui pourraient se faire une certaine idée musicale de The Bian Jonestown Massacre (celle qu'on lui connaît davantage, notamment à travers le fameux documentaire Dig!), ce premier album peut être totalement déroutant, voir énervant. J'avoue que je me suis initié au BJM avec Methodrone, et comme je m'attendais à un son plus rétro j'ai été vraiment surpris car ici les guitares sont beaucoup plus saturées, grunges, plus 90's, on est davantage dans une tendance musicale récente même si dans certaines mélodies et chansons (comme "Wisdom" par exemple) on sent les influences 60's 70's. Une chanson comme "Crushed" fait assez penser à du Sonic Youth (c'est qui est plus tôt bien... mais loin des influences dylanesque et stonienne qui suivront), on pourrait aussi penser à du Ride par moment...
Bref cet album est vraiment à part, mais mérite largement qu'on s'y intéresse, car passée la première impression, qui peut nous faire poser des questions, on rentre dans un album riche en guitares noisys (un peu trop peut être parfois), avec une écriture mélodique assez remarquable, des passages bien planants et pas loin du psyché (il y a tout de même une ou deux chansons plus rétro: "That Girl Suicide" ou "I Love You"). Cet album vaut vraiment un petit effort au départ si vous avez tendance à le rejeter pour X raisons (et notamment celle dite plus haut) mais une fois qu'on l'a bien pénétré (excusez moi l'expression), on est en présence de quelques perles pleines d'émotions, équilibrées dans un album homogène et sans aucun doute atmosphérique, de là à parler 'd'aura'... et puis pourquoi pas, après l'écoute de ce "She's Gone" qui clôt l'album, se poser la question est une évidence.
Bref cet album est vraiment à part, mais mérite largement qu'on s'y intéresse, car passée la première impression, qui peut nous faire poser des questions, on rentre dans un album riche en guitares noisys (un peu trop peut être parfois), avec une écriture mélodique assez remarquable, des passages bien planants et pas loin du psyché (il y a tout de même une ou deux chansons plus rétro: "That Girl Suicide" ou "I Love You"). Cet album vaut vraiment un petit effort au départ si vous avez tendance à le rejeter pour X raisons (et notamment celle dite plus haut) mais une fois qu'on l'a bien pénétré (excusez moi l'expression), on est en présence de quelques perles pleines d'émotions, équilibrées dans un album homogène et sans aucun doute atmosphérique, de là à parler 'd'aura'... et puis pourquoi pas, après l'écoute de ce "She's Gone" qui clôt l'album, se poser la question est une évidence.