Chronique de Greg (Xsilence)
Posté le 27/05/2006
Rares sont les disques que j'aime écouter avant de m'endormir. Et faut bien reconnaître que depuis quelques mois cet album de Magyar Posse est devenu l'album de ces instants.
Kacamb décrit cette musique comme un mélange de Yann Tiersen (je dirais plutôt Comelade, mais bon l'idée est là) et de post-rock façon Mogwaï ou Godpeed. C'est assez vrai.
Les finlandais ont bien réussi ce mélange et ont su trouver une voie personnelle dans un univers musical post-rock parfois un peu répétitif.
Leurs mélodies sont teintées de quelque chose de plus mystérieux, de moins pompeux aussi que les sus cités. L'exemple parfait en est "Single Sparks Are Spectral Fires", qui commence tout en douceur puis s'intensifie au fur et à mesure. "Untitled" aussi est superbe. On est loin des mélodies sur trois notes enrobées de tonnes de reverbes et de distos pour –petits farceurs présomptueux– alerter les centres sismographiques de toute la planète.
J'aurais du mal à décrire la beauté de l'atmosphère que leur musique installe en moi dans cette phase d'avant sommeil, comme un présage de rêves intenses, de visions dures et lyriques. Tout autour de moi semble gagner en épaisseur et en profondeur, et revêt une couleur énigmatique totalement nouvelle.
Un morceau comme "Enemy Within" nous prouve que Magyar Posse sait aussi sortir des ambiances mid-tempo pour donner dans quelque chose de plus urgent, mais avec toujours ce sens de la mélodie impeccable, et une basse qui claque avec justesse.
Si la tonalité d'ensemble est plutôt sombre, ils ont décidé de finir avec un morceau en majeur ("Lufthan") qui suit "The Endless Cycle Of Violence" dont le crescendo godspeedien apportera son lot de frissons façon décollage de Jumbo-jet.
Un album dont j'ai du mal à me lasser, et que j'ai cru me faire subtiliser par un douanier-fouineur dans le train (et oui, c'est un exemplaire gravé). Mais après l'avoir scruter de près et décidé qu'il était parfaitement rond, il me l'a remis dans le sac.
Ouf.
Kacamb décrit cette musique comme un mélange de Yann Tiersen (je dirais plutôt Comelade, mais bon l'idée est là) et de post-rock façon Mogwaï ou Godpeed. C'est assez vrai.
Les finlandais ont bien réussi ce mélange et ont su trouver une voie personnelle dans un univers musical post-rock parfois un peu répétitif.
Leurs mélodies sont teintées de quelque chose de plus mystérieux, de moins pompeux aussi que les sus cités. L'exemple parfait en est "Single Sparks Are Spectral Fires", qui commence tout en douceur puis s'intensifie au fur et à mesure. "Untitled" aussi est superbe. On est loin des mélodies sur trois notes enrobées de tonnes de reverbes et de distos pour –petits farceurs présomptueux– alerter les centres sismographiques de toute la planète.
J'aurais du mal à décrire la beauté de l'atmosphère que leur musique installe en moi dans cette phase d'avant sommeil, comme un présage de rêves intenses, de visions dures et lyriques. Tout autour de moi semble gagner en épaisseur et en profondeur, et revêt une couleur énigmatique totalement nouvelle.
Un morceau comme "Enemy Within" nous prouve que Magyar Posse sait aussi sortir des ambiances mid-tempo pour donner dans quelque chose de plus urgent, mais avec toujours ce sens de la mélodie impeccable, et une basse qui claque avec justesse.
Si la tonalité d'ensemble est plutôt sombre, ils ont décidé de finir avec un morceau en majeur ("Lufthan") qui suit "The Endless Cycle Of Violence" dont le crescendo godspeedien apportera son lot de frissons façon décollage de Jumbo-jet.
Un album dont j'ai du mal à me lasser, et que j'ai cru me faire subtiliser par un douanier-fouineur dans le train (et oui, c'est un exemplaire gravé). Mais après l'avoir scruter de près et décidé qu'il était parfaitement rond, il me l'a remis dans le sac.
Ouf.