Chronique de Thurstonwill (Xsilence)
Posté le 04/11/2005
Cet album est une expérience. Toujours puissant, mais plus subtil et plus 'digeste' que ce que Justin Broadrick a pu faire chez Godflesh ou Napalm death. Le mur sonore dressé par l'instrumention est épais, mais se voit allégé, magnifié même, par ce je-ne-sais-quoi, dans l'atmosphère et dans la voix, dans le rythme aussi, de shoegaze, évoquant les groupes du début des années quatre-vingt-dix.
Un peu comme si My Bloody Valentine s'était dopé à l'indus, ou que Godflesh s'était saoûlé à l'écoute de "Loveless"de la troupe à Kevin Shields ou "Nowhere" des excellents Ride. Il émane de cette formule une sérénité et une splendeur dont on s'abreuve avec délices et qui contrebalancent l'impression d'étouffement engendrée par ces longues plages lancinantes, qui se resserent sur l'auditeur tel un étau sonore.
Broadrick réalise, avec ce projet solo, une performance inespérée, aussi passionnante qu'inattendue. Une recette en tous les cas unique, et qui, de plus, risque fort de bouleverser votre vision des deux univers entrant ici en collision.
Un disque dont on a du mal à 's'échapper' et une foutue réussite.
Un peu comme si My Bloody Valentine s'était dopé à l'indus, ou que Godflesh s'était saoûlé à l'écoute de "Loveless"de la troupe à Kevin Shields ou "Nowhere" des excellents Ride. Il émane de cette formule une sérénité et une splendeur dont on s'abreuve avec délices et qui contrebalancent l'impression d'étouffement engendrée par ces longues plages lancinantes, qui se resserent sur l'auditeur tel un étau sonore.
Broadrick réalise, avec ce projet solo, une performance inespérée, aussi passionnante qu'inattendue. Une recette en tous les cas unique, et qui, de plus, risque fort de bouleverser votre vision des deux univers entrant ici en collision.
Un disque dont on a du mal à 's'échapper' et une foutue réussite.