What Burns Never Returns

What Burns Never Returns

Don Caballero

20 / 20 1998 Touch And Go Album / CD  Vinyle

Chronique de Takichan (Xsilence) 19 / 20

Posté le 27/04/2008
Il faut l'écouter pour le croire ! Un disque aussi technique qu'enchanteur car là où d'autres auraient laissé une sensation de complexité technique gratuite et indigeste au bout de cinq minutes, Don Caballero reste du bon côté de la frontière qui sépare la grande gueule du génie barré.

Tout d'abord, des parties de batterie aussi improbables qu'un mec qui paye deux tapis avec une paire de deux en finale des World Series of Poker qui permet des enchaînements de plans lobotomiques pour des morceaux schizophrènes où la bizarrerie peut faire place à une oppression monumentale pour finir en morceau dansant à un rythme hyper soutenu ("Delivering Groceries At 138 BPM" est un titre révélateur du concept) et vice et versa, ce disque est un régal pour en prendre plein la vue sans penser à rien. Et ce n'est pas tout, car si le jeu de Damon Che est sûrement ce qu'il y a de plus traumatisant et impressionnant dans le disque, la capacité des autres membres à switcher entre différents plans et ambiances à une vitesse folle est quelque chose d'unique en son genre, on se surprend à retrouver des parties de guitares laissées en route quelques mesures plus tard et qui, au gré des tatanes assénées par le Che à sa batterie, s'insinuent en nous et produisent une saturation du système qui passe comme papa dans maman tout en détruisant quelques neurones au passage. Et pour finir, un son impeccable qui restitue à merveille la puissance de composition (les canevas de guitare & basse tissés au gré des morceaux est absolument admirable) et le talent brut des quatre membres de Don Caballero.

C'est paradoxal mais l'effet que me produit ce disque d'ahuris est une grande sensation de détente. Hats off to you, Don Caballero !

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