Chronique de Thebluegoose (Xsilence)
Posté le 30/09/2010
Comme beaucoup de personnes je pense, j'ai découvert le rock à l'adolescence. Et dès que j'ai compris que ce style de musique allait devenir très important pour moi, j'ai voulu tout connaitre du rock. Et donc bien sûr, je me suis intéressé au mouvement punk.
Mon premier contact avec le punk s'est fait avec les groupes que j'écoutais quand j'avais 14-15 ans soit The Offspring, Green Day, ... , bref, toute cette scène skate punk californienne plus ou moins aseptisée.
Puis, entamant mes recherches encyclopédiques, je me suis mis à écouter tous les groupes qu'on présente comme les piliers du punk. Et bien, et je ne veux pas paraitre snob, mais j'ai été déçu par les albums des Sex Pistols, The Clash, Buzzcocks, Ramones, The Jam, ... Il y a certains passages de leurs albums qui sont super ("Guns Of Brixton" du Clash, peut être la meilleure chanson de l'histoire), mais dans l'ensemble je trouve que leur musique a très mal vieilli, trop marquée par l'époque.
Persistant dans mes recherches, j'en suis venu à écouter la seconde vague du punk: le post punk. Tous ces groupes, dont la plupart sortaient des beaux arts qui se sont servis de l'énergie et du retour à la simplicité du punk pour lui apporter de fond, de la complexité, des recherches sonores, du vertige. Ce mouvement avait été déjà initié par les groupes new-yorkais Talking Heads et Television.
En Grande-Bretagne, les leaders du post punk s'appellent Joy Division, The Fall ou Wire. Le premier album de ces derniers, Pink Flag, est considéré comme le point de départ de ce mouvement outre-Manche.
Pink Flag est sorti fin 1977 et on peut y voir un symbole car peut-être que le punk originel n'a duré qu'une année et cet album est venu l'enterrer. Là où les groupes punks jouaient sur une musique explosive et une attitude excessive, Wire apporte de la simplicité sans perdre de la pertinence. La plus part des morceaux font moins de deux minutes, la rythmique répétitive semble citer la rigueur des premiers électroniciens de Kraftwerk ou de Can et les textes sont plus absurdes que provocateurs. Bref, si le punk était une musique explosive, celle de Wire et du post punk tout entier sera implosive. Quelques morceaux de l'album dépassent les trois minutes ce qui les rend proches du prog rock comparés au reste de l'album, c'est dire. Mais en étirant leurs chansons, en rendant la rythmique répétitive hypnotique, Wire va réellement laisser son emprunte. D'ailleurs, les deux albums suivants - Chairs Missing (1978) et 154 (1979) - seront marqués par des recherches sonores qui annoncent la new wave et la techno.
Bref, un album que je conseille à tous les amateurs de rock qui y trouveront une musique à la fois efficace et cérébrale, complexe et simple.
Mon premier contact avec le punk s'est fait avec les groupes que j'écoutais quand j'avais 14-15 ans soit The Offspring, Green Day, ... , bref, toute cette scène skate punk californienne plus ou moins aseptisée.
Puis, entamant mes recherches encyclopédiques, je me suis mis à écouter tous les groupes qu'on présente comme les piliers du punk. Et bien, et je ne veux pas paraitre snob, mais j'ai été déçu par les albums des Sex Pistols, The Clash, Buzzcocks, Ramones, The Jam, ... Il y a certains passages de leurs albums qui sont super ("Guns Of Brixton" du Clash, peut être la meilleure chanson de l'histoire), mais dans l'ensemble je trouve que leur musique a très mal vieilli, trop marquée par l'époque.
Persistant dans mes recherches, j'en suis venu à écouter la seconde vague du punk: le post punk. Tous ces groupes, dont la plupart sortaient des beaux arts qui se sont servis de l'énergie et du retour à la simplicité du punk pour lui apporter de fond, de la complexité, des recherches sonores, du vertige. Ce mouvement avait été déjà initié par les groupes new-yorkais Talking Heads et Television.
En Grande-Bretagne, les leaders du post punk s'appellent Joy Division, The Fall ou Wire. Le premier album de ces derniers, Pink Flag, est considéré comme le point de départ de ce mouvement outre-Manche.
Pink Flag est sorti fin 1977 et on peut y voir un symbole car peut-être que le punk originel n'a duré qu'une année et cet album est venu l'enterrer. Là où les groupes punks jouaient sur une musique explosive et une attitude excessive, Wire apporte de la simplicité sans perdre de la pertinence. La plus part des morceaux font moins de deux minutes, la rythmique répétitive semble citer la rigueur des premiers électroniciens de Kraftwerk ou de Can et les textes sont plus absurdes que provocateurs. Bref, si le punk était une musique explosive, celle de Wire et du post punk tout entier sera implosive. Quelques morceaux de l'album dépassent les trois minutes ce qui les rend proches du prog rock comparés au reste de l'album, c'est dire. Mais en étirant leurs chansons, en rendant la rythmique répétitive hypnotique, Wire va réellement laisser son emprunte. D'ailleurs, les deux albums suivants - Chairs Missing (1978) et 154 (1979) - seront marqués par des recherches sonores qui annoncent la new wave et la techno.
Bref, un album que je conseille à tous les amateurs de rock qui y trouveront une musique à la fois efficace et cérébrale, complexe et simple.