Chronique de Hajoben (Xsilence)
Posté le 27/04/2005
A l'image de cette couverture, Ian McKaye est un colosse, un monstre dans le monde de la musique indépendante. Teen Idles, Minor Threat, Embrace, Fugazi, le label Dischord... Il a laissé sa patte à tout jamais dans le monde du hardcore et de ses dérivés. Aussi est-on en droit de s'attendre à quelque chose pour le moins marquant, quand ce dernier se lance dans un side project.
Au premier abord, The Evens est un duo musical sans trop de prétention : Amy Farina à la batterie, McKaye à la gratte, et un partage équitable du micro pour tous les deux au chant. Mais si Ian McKaye nous a démontré une chose avec Fugazi, c'est bien qu'il est capable d'une parfaite alchimie avec quelqu'un d'autre. Tout la réussite de Fugazi vient en effet de ce jeu permanent entre Guy Picciotto et Ian McKaye, et dans un registre un peu différent on peut affirmer que c'est cette capacité de s'accorder à l'unison, de se complémenter, qui fait tout le charme de The Evens.
Le chant de Amy Farina est parfaitement maitrisé et particulièrement mélancolique ; et pour s'adapter à cela, McKaye pousse encore plus loin la transformation vocale qu'il avait entamé avec Instruments et The Argument. Exit la hargne hardcoreuse de ses débuts, il sait désormais communiquer un panel d'émotions nettement plus conséquent tout en restant en terre connue quand aux paroles, engagées politiquement sans tomber dans l'excès. La batterie est précise, la guitare minimaliste et efficace à souhait et l'on ressent indéniablement des qualités de compositions, une intelligence musicale, véritable marque de fabrique des meilleurs éléments Dischord. Certes de temps à autres, on se demanderait ce que donneraient ces compositions interpretées par Fugazi, si l'ajout d'autres musiciens de talents ne donneraient pas plus de substance à la chose. Deux, c'est peut-être peu, mais cette configuration fonctionne ici à merveille et contre toute attente c'est peut-être Amy Farina qui prend la place de premier choix, guidant de par sa voix Ian McKaye vers des territoires encore inexploités pour lui.
Bref un disque simple et efficace, témoignant du meilleur à venir pour le duo, et qui sait peut-être, d'heureuses répercussions auprès de Fugazi.
Au premier abord, The Evens est un duo musical sans trop de prétention : Amy Farina à la batterie, McKaye à la gratte, et un partage équitable du micro pour tous les deux au chant. Mais si Ian McKaye nous a démontré une chose avec Fugazi, c'est bien qu'il est capable d'une parfaite alchimie avec quelqu'un d'autre. Tout la réussite de Fugazi vient en effet de ce jeu permanent entre Guy Picciotto et Ian McKaye, et dans un registre un peu différent on peut affirmer que c'est cette capacité de s'accorder à l'unison, de se complémenter, qui fait tout le charme de The Evens.
Le chant de Amy Farina est parfaitement maitrisé et particulièrement mélancolique ; et pour s'adapter à cela, McKaye pousse encore plus loin la transformation vocale qu'il avait entamé avec Instruments et The Argument. Exit la hargne hardcoreuse de ses débuts, il sait désormais communiquer un panel d'émotions nettement plus conséquent tout en restant en terre connue quand aux paroles, engagées politiquement sans tomber dans l'excès. La batterie est précise, la guitare minimaliste et efficace à souhait et l'on ressent indéniablement des qualités de compositions, une intelligence musicale, véritable marque de fabrique des meilleurs éléments Dischord. Certes de temps à autres, on se demanderait ce que donneraient ces compositions interpretées par Fugazi, si l'ajout d'autres musiciens de talents ne donneraient pas plus de substance à la chose. Deux, c'est peut-être peu, mais cette configuration fonctionne ici à merveille et contre toute attente c'est peut-être Amy Farina qui prend la place de premier choix, guidant de par sa voix Ian McKaye vers des territoires encore inexploités pour lui.
Bref un disque simple et efficace, témoignant du meilleur à venir pour le duo, et qui sait peut-être, d'heureuses répercussions auprès de Fugazi.