Chronique de Kris (Xsilence)
Posté le 12/02/2006
Figure de proue de la nouvelle scène garage-rock, le retour au minimalisme musical des 70's, The Kills forment en effet un duo de guitares, sur un fond de beat.
Deux ans donc après la sortie du tonitruant Keep On Your Mean Side que l'on pourrait traduire par 'Garde ton côté obscur', Hotel et VV ont bien suivi leur propre directive avec ce second album No Wow.
Si le premier album était basé sur le son brut et violent, l'instantanéité couplé à la puissance, No Wow se présente de prime abord comme plus travaillé, moins spontané, et plus profond. L'ouverture sur le titre éponyme voit se poser les guitares grinçantes et énergiques de Hotel sur un beat à faire plier les genoux, laissant filer quelques instants pour laisser placer le grain de voix insinuant et plaintif de la somptueuse VV. Le propos se tient bien.
The Kills maîtrisent parfaitement leur sujet en assénant quelques coups rudes à son auditeur par le biais du thème éternel de l'amour ("Love Is A Deserter" et "I Hate The Way You Love 1 & 2") sur des mélodies entraînantes hypnotiques assimilé à la voix entêtante de VV, ponctués de rifs nets et tranchants de Hotel. Tout est basé sur cette entente, cette mise en scène, cette théâtralisation, cette opposition, cette guitare parlante et cette voix vive.
D'autant plus surprenant, l'assimilation post-punk des Kills à leur musique, l'introduction de l'aspect dansant à leur mélodies abrupt, cassante et forte. Ce qui donne des raisons de plus à VV de se tortiller, comme emprise de spasmes lors de morceaux mêlant un beat piqué à Bronsky Beat à un duo des deux Kills ("The Good Ones") ou à un beat prenant faisant contrepoids à la guitare lourde mené crescendo tambour battant par VV entrecoupé de dualités pop ("Murdermile"). Le très électrique "At The Back Of The Shell" et intimiste "Dead Road 7" viennent s'ajouter au tableau.
"Ticket Man" conclut cet album, retour au calme, à la réalité, à la création, à la liberté simple.
Deux ans donc après la sortie du tonitruant Keep On Your Mean Side que l'on pourrait traduire par 'Garde ton côté obscur', Hotel et VV ont bien suivi leur propre directive avec ce second album No Wow.
Si le premier album était basé sur le son brut et violent, l'instantanéité couplé à la puissance, No Wow se présente de prime abord comme plus travaillé, moins spontané, et plus profond. L'ouverture sur le titre éponyme voit se poser les guitares grinçantes et énergiques de Hotel sur un beat à faire plier les genoux, laissant filer quelques instants pour laisser placer le grain de voix insinuant et plaintif de la somptueuse VV. Le propos se tient bien.
The Kills maîtrisent parfaitement leur sujet en assénant quelques coups rudes à son auditeur par le biais du thème éternel de l'amour ("Love Is A Deserter" et "I Hate The Way You Love 1 & 2") sur des mélodies entraînantes hypnotiques assimilé à la voix entêtante de VV, ponctués de rifs nets et tranchants de Hotel. Tout est basé sur cette entente, cette mise en scène, cette théâtralisation, cette opposition, cette guitare parlante et cette voix vive.
D'autant plus surprenant, l'assimilation post-punk des Kills à leur musique, l'introduction de l'aspect dansant à leur mélodies abrupt, cassante et forte. Ce qui donne des raisons de plus à VV de se tortiller, comme emprise de spasmes lors de morceaux mêlant un beat piqué à Bronsky Beat à un duo des deux Kills ("The Good Ones") ou à un beat prenant faisant contrepoids à la guitare lourde mené crescendo tambour battant par VV entrecoupé de dualités pop ("Murdermile"). Le très électrique "At The Back Of The Shell" et intimiste "Dead Road 7" viennent s'ajouter au tableau.
"Ticket Man" conclut cet album, retour au calme, à la réalité, à la création, à la liberté simple.