Chronique de Bertaga (Xsilence)
Posté le 16/05/2009
Pavement, groupe incontournable de ses débuts à Wowee Zowee, au moins pour les puristes. Pavement, groupe inspiré et libre penseur (ou joueur), à la fois inscrit dans son époque (celle qui appartient exagérément à Nirvana) et à la fois au son qui reste et que l'on écoute encore et encore sans lassitude (celui de The Fall ou celui que le Velvet Underground a justement parsemé vingt ans plus tôt).
Westing (by Musket And Sextant) est loin d'être le meilleur album du groupe parce que tout d'abord ce n'en n'est pas un. Musicalement c'est un espèce de patchwork ultra bordélique (première période) au son souvent amateur et crado composé principalement de faces b, d'inédits, de sortes de démos qui ne n'en sont pas et de titres inachevés, soit une galette pas véritablement ragoûtante au premier abord ! (si ce n'est la pochette).
Alors quel intérêt pour ce disque ? Eh bien tout d'abord il faut savoir qu'il s'adresse à ceux déjà convaincus par le groupe et prêts à tout accepter d'eux (tout individus allergique à Summer babe s'abstenir) ; une fois cette étape franchie, le contenu révèle quelques perles comme "You're Killing Me", "Box Elder", "My First Mine", "From Now On" ... et au delà de posséder l'objet en collectionneur névrosé, Westing (by Musket And Sextant) a un autre intérêt de grande importance : il capte les premiers pas du groupe et l'essence même de ce qu'il deviendra. Tout est déjà là. Le diamant n'est pas encore taillé mais il est pur. En ce sens, ce disque est incontournable car il amorce le terrible sillon d'un rock lo-fi, post "machin chose" des années 90.
Westing (by Musket And Sextant) est loin d'être le meilleur album du groupe parce que tout d'abord ce n'en n'est pas un. Musicalement c'est un espèce de patchwork ultra bordélique (première période) au son souvent amateur et crado composé principalement de faces b, d'inédits, de sortes de démos qui ne n'en sont pas et de titres inachevés, soit une galette pas véritablement ragoûtante au premier abord ! (si ce n'est la pochette).
Alors quel intérêt pour ce disque ? Eh bien tout d'abord il faut savoir qu'il s'adresse à ceux déjà convaincus par le groupe et prêts à tout accepter d'eux (tout individus allergique à Summer babe s'abstenir) ; une fois cette étape franchie, le contenu révèle quelques perles comme "You're Killing Me", "Box Elder", "My First Mine", "From Now On" ... et au delà de posséder l'objet en collectionneur névrosé, Westing (by Musket And Sextant) a un autre intérêt de grande importance : il capte les premiers pas du groupe et l'essence même de ce qu'il deviendra. Tout est déjà là. Le diamant n'est pas encore taillé mais il est pur. En ce sens, ce disque est incontournable car il amorce le terrible sillon d'un rock lo-fi, post "machin chose" des années 90.