Mer De Noms

Mer De Noms

A Perfect Circle

18 / 20 2000 Virgin Album / CD

Chronique de Sinoc (Xsilence) 18 / 20

Posté le 03/08/2006
Ca faisait longtemps que je voulais écrire quelque chose sur A Perfect Circle et la claque que m'avait procurée Mers De Noms à sa sortie. Je m'y lance enfin. Ce son si différent de ce qu'on connaissait, même de Tool, cette voix si riche et si travaillée, ces paroles au ton toujours plus juste, ces arrangements stratosphériques, Mers De Noms est magnifique.

Je suis généralement assez avare en compliments outrageux, mais quand sur un seul disque, on me propose "Rose", "Judith" (à écouter aussi le sublime remix sur Amotion), "The Hollow" et "3 Libras", comment ne pas être dithyrambique ? Et comment ne pas faire de Maynard James Keenan un idole en puissance quand il parvient à enchaîner ceci avec des disques encore plus majeurs comme Thirteen Step avec ce même groupe ou Aenima et Lateralus avec Tool ?

A Perfect Circle a réussi l'exploit de compiler sur ce premier album ambiances lourdes et émotivo planantes sans jamais perdre son identité. Des titres 'toutes guitares dehors', du rock plutôt classique en somme (s'il n'y avait pas Maynard pour casser les structures), sur "Thomas", "Judith" ou "Sleeping Beauty", de l'indus de très bonne facture sur "Rose", le morceau le plus incroyable du disque pour moi, de la ballade électrique ou acoustique et névrosée sur "3 Libras", "Orestes" ou "Brena", il y a tous les éléments nécessaires à construire un disque majeur...

En 2000, lors de sa sortie, je n'aurais pas misé un sou sur ce soi-disant 'super groupe' qu'on imaginait tout sauf indispensable. En trois titres, il a su me faire mentir, me faire taire et m'écarquiller les yeux. En mélangeant les ingrédients qui ont fait le succès de Ozzy, des Cure (une reprise plutôt marrante de 'Love Song' est souvent jouée en live par le groupe), de Nine Inch Nails (ce sont les trois références citées par artistdirect.com dans sa chronique que je trouve très juste), A Perfect Circle a construit un univers sonore qui ne ressemble en rien aux Smashing Pumpkins d'Owerdell, et finalement assez peu au Tool de Maynard (excepté sa voix, mais il aurait été franchement dommage qu'il laisse sa qualité au placard).

Mers De Noms sera donc la première baffe d'un voyage dans le monde inaccessible du cercle parfait, que j'espère grandiose pendant encore de nombreuses années.

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