Chronique de Abe-sapien (Xsilence)
Posté le 29/08/2008
Aucune ville n'a autant inspiré les artistes de tous horizons que New-York. Faire une liste exhaustive de toutes les oeuvres résultantes de l'amour et/ou du dégoût provoqués par cette cité hors du commun est littéralement impossible. Des élans littéraires, des visions picturales, des films hantés ou des courants musicaux y ont été élaborés par dizaines. On ne compte plus les chefs d'oeuvres qui ne reposent que sur l'aura de la ville.
Musicalement, Lou Reed peut se vanter d'être une des figures emblématiques majeures New-Yorkaises des 30 dernière années. L'influence de la ville sur le Velvet et ses premiers albums solo est incontestable. Ce disque hommage est donc un juste retour des choses. Avec New-York, Lou Reed nous invite littéralement au coeur de la ville. Le phrasé mi-chanté, mi-parlé qu'il expérimente depuis quelques albums devient ici l'outil adéquat pour nous faire visiter les quartiers, nous faire vivre des ambiances et nous relater la vie sociale. Il suffit de fermer les yeux, d'écouter et de s'imprégner des paroles pour être transporté au coeur du décor. Lou Reed dépeint l'atmosphère, les rues, les ponts, les buildings grâce à des mélodies troublantes de puissance évocatrice. Il ne lui reste plus qu'à y insérer ses états d'âmes via des scénettes où il relate ses propres expériences ou des faits de société qui lui tiennent à coeur (SIDA, mort d'Andy Warhol...). Et le résultat est très souvent troublant de justesse. L'exercice n'est vraiment pas évident, seul un New-Yorkais capable d'une introspection maximale peut parvenir à composer des morceaux aussi magistraux et justes que "Halloween Parade", "Xmas In February" ou "Endless Cycle".
Malheureusement, années 1980 obligent, certaines maladresses de production viennent ternir le tableau. La disto sur les passages riffés, le son de la batterie et quelques idées de compositions saugrenues entachent l'aspect général de l'album le rendant par moment bancal. Sans le pompeux "Strawman" ou le rock pour routier "Busload Of Faith", New-York friserait le chef d'oeuvre. Mais peu importe, le reste de l'album est parfaitement en adéquation avec son sujet. Une grande oeuvre New-Yorkaise à mettre aux côté des disques de Duke Ellington, des Ramones, de Taxi Driver, Manhattan ou du Gendarme À New-York.
Musicalement, Lou Reed peut se vanter d'être une des figures emblématiques majeures New-Yorkaises des 30 dernière années. L'influence de la ville sur le Velvet et ses premiers albums solo est incontestable. Ce disque hommage est donc un juste retour des choses. Avec New-York, Lou Reed nous invite littéralement au coeur de la ville. Le phrasé mi-chanté, mi-parlé qu'il expérimente depuis quelques albums devient ici l'outil adéquat pour nous faire visiter les quartiers, nous faire vivre des ambiances et nous relater la vie sociale. Il suffit de fermer les yeux, d'écouter et de s'imprégner des paroles pour être transporté au coeur du décor. Lou Reed dépeint l'atmosphère, les rues, les ponts, les buildings grâce à des mélodies troublantes de puissance évocatrice. Il ne lui reste plus qu'à y insérer ses états d'âmes via des scénettes où il relate ses propres expériences ou des faits de société qui lui tiennent à coeur (SIDA, mort d'Andy Warhol...). Et le résultat est très souvent troublant de justesse. L'exercice n'est vraiment pas évident, seul un New-Yorkais capable d'une introspection maximale peut parvenir à composer des morceaux aussi magistraux et justes que "Halloween Parade", "Xmas In February" ou "Endless Cycle".
Malheureusement, années 1980 obligent, certaines maladresses de production viennent ternir le tableau. La disto sur les passages riffés, le son de la batterie et quelques idées de compositions saugrenues entachent l'aspect général de l'album le rendant par moment bancal. Sans le pompeux "Strawman" ou le rock pour routier "Busload Of Faith", New-York friserait le chef d'oeuvre. Mais peu importe, le reste de l'album est parfaitement en adéquation avec son sujet. Une grande oeuvre New-Yorkaise à mettre aux côté des disques de Duke Ellington, des Ramones, de Taxi Driver, Manhattan ou du Gendarme À New-York.