Chronique de Sytizen (Xsilence)
Posté le 21/02/2009
Un immense éclat de rire, grinçant, inquiétant et jouissif accompagne toujours l'écoute de ce troisième album de Mr. Bungle.
California... C'est très probablement le côté easy-listenning qui a inspiré ce titre. 'Quewa? Easy listenning les auteurs de Disco Volante? ' Rassurez-vous, on est quand même très loin d'un quelconque potentiel commercial. "Vanity Fair" se moque d'ailleurs du virage que prend le groupe : ouais le chant ressemble à du R'n'B branchouille, mais avec un solo de saxo, un break psychédélique, et un accompagnement doo-wop, ça donne quoi ?
Le groupe se permet même un lyrisme, certes toujours décalé, mais quand même au premier degré. La fin de "Pink Cigarette", compte à rebours d'un amoureux désespéré, est réellement poignante, et "The Holy Filament " tend vraiment vers une émotion pure.
Assez curieusement, Dunn qui était responsable des titres les plus barrés de Disco Volante signe sur l'album un "Retrovertigo" beaucoup plus classique, tout en restant complétement pertinent.
C'est Mike Patton qui prend ici toute sa place dans le groupe, dans son chant cartoonesque bien sur, mais aussi avec des perles d'écritures : "Sweet Charity" qui ouvre l'album 'plus-cool-tu-meurs', l'orientalisant "Ars Moriendi" est le cultissime "Air-Conditionned Nightmare" où l'on passe du déchainement de violence à la relaxation avec la facilité la plus extrême.
Peu d'albums ont le pouvoir de m'emmener aussi loin dans un univers à la "Alice au pays des merveilles" sous gaz hilarant, tout en me laissant assez de lucidités pour apprécier pleinement toute la virtuosité des musiciens.
Aucune erreur donc : song-writting au top, interprétation déjantée et la production qui emméne tout ça directement dans nos oreilles avides de toujours plus de bonheur. Ça se mange sans faim.
PS : 'Retrovertigo', 'GolemII' et 'Pink Cigarette' ont été adaptés en vidéo par un amateur assez génial : à voir pour prolonger l'expérience !
California... C'est très probablement le côté easy-listenning qui a inspiré ce titre. 'Quewa? Easy listenning les auteurs de Disco Volante? ' Rassurez-vous, on est quand même très loin d'un quelconque potentiel commercial. "Vanity Fair" se moque d'ailleurs du virage que prend le groupe : ouais le chant ressemble à du R'n'B branchouille, mais avec un solo de saxo, un break psychédélique, et un accompagnement doo-wop, ça donne quoi ?
Le groupe se permet même un lyrisme, certes toujours décalé, mais quand même au premier degré. La fin de "Pink Cigarette", compte à rebours d'un amoureux désespéré, est réellement poignante, et "The Holy Filament " tend vraiment vers une émotion pure.
Assez curieusement, Dunn qui était responsable des titres les plus barrés de Disco Volante signe sur l'album un "Retrovertigo" beaucoup plus classique, tout en restant complétement pertinent.
C'est Mike Patton qui prend ici toute sa place dans le groupe, dans son chant cartoonesque bien sur, mais aussi avec des perles d'écritures : "Sweet Charity" qui ouvre l'album 'plus-cool-tu-meurs', l'orientalisant "Ars Moriendi" est le cultissime "Air-Conditionned Nightmare" où l'on passe du déchainement de violence à la relaxation avec la facilité la plus extrême.
Peu d'albums ont le pouvoir de m'emmener aussi loin dans un univers à la "Alice au pays des merveilles" sous gaz hilarant, tout en me laissant assez de lucidités pour apprécier pleinement toute la virtuosité des musiciens.
Aucune erreur donc : song-writting au top, interprétation déjantée et la production qui emméne tout ça directement dans nos oreilles avides de toujours plus de bonheur. Ça se mange sans faim.
PS : 'Retrovertigo', 'GolemII' et 'Pink Cigarette' ont été adaptés en vidéo par un amateur assez génial : à voir pour prolonger l'expérience !