The Bronx

The Bronx

The Bronx

17 / 20 2003 White Drugs Album / CD  Vinyle

Chronique de Lithium (Xsilence) 18 / 20

Posté le 15/08/2010
Je me rappelle encore la première fois où j'ai enfourné la galette de ces inconnus au patronyme évident, surtout pour nous, Français. J'avais été interloqué par une chronique dans Rock Sound à l'époque (bin oui) qui parlait d'un gros disque bien excité comme je les aime. Et comme première approche auditive, une interrogation : "Heart American Attack" sonne bizarre, ils ont merdé au mix ou quoi ? Je monte le son, m'énerve sur le bouton... Vlan... Je viens de me faire avoir comme un bleu : le morceau repart en trombe et toute la hargne du groupe de Los Angeles me tombe sur le crâne comme un coup de massue. The Bronx, c'est une certaine idée du punk hardcore, avec le respect de la tradition puisée chez Minor Threat et Black Flag (évidemment), une vitesse d'exécution supersonique et de gros riffs de gratte sur lesquels se pose un chant cataclysmique rappelant parfois Refused. Du punk'n'roll, quoi ! C'est simple, il n'y a rien à jeter sur ce premier album. Car même quand le groupe ralentit le rythme, il montre une nouvelle facette plus mélancolique qu'on ne leur soupçonnait pas jusqu'alors.

Pour les avoir vus en live au Nouveau Casino il y a bien longtemps, je peux en plus rajouter qu'ils font largement parler la poudre... The Bronx, une sorte de groupe méconnu, difficile à suivre (3 albums aux titres identiques, de rares passages en France...) mais qui mérite amplement de jeter une oreille sur leur travail. Impossible d'en sortir déçu !

Chronique de Simon (Goûte Mes Disques) 16 / 20

Posté le 16/04/2013

On n’est pas nécessairement les premiers sur la balle en matière de punk (même si on adore ça), et pourtant ce disque de The Bronx, on ne pouvait pas le rater. Cette confiance aveugle de notre rédaction, les Américains la doivent à trois albums absolument impeccables, carrés et percussifs. Un vrai groupe de seigneurs. Un sans faute qui semble pouvoir se prolonger à l’infini puisque ce quatrième album (éponyme, comme les précédents) prouve une fois de plus que les cinq de Los Angeles envoient du pâté en croute avec une classe inégalée. On pourrait la faire longue, vous tartiner le cerveau avec des grosses punchlines plus ou moins adaptées, mais cette fois on fera court, au moins aussi court que ce disque. Parce qu’il n’y a rien d’autre à dire sinon que The Bronx tient de la recette miraculeuse, celle qui ne s’épuise jamais vraiment ; la corde sur laquelle on peut tirer sans risquer de se casser la gueule.

Du punk-rock tout en puissance, dont les codes sont appliqués avec une rigueur toute historique. Des débuts punk-hardcore du groupe, il ne reste rien sinon peut-être un grain dans l’arrière-voix du chanteur et une vindicte évidente dans la manière d’amener ses camarades au front. Côté production, The Bronx tape dans cette nouvelle génération de groupes punk qui a depuis longtemps quitté le garage de papa et maman pour enregistrer des disques dans des studios haut de gamme. Si on a parfois du mal à entendre un disque de punk produit comme du Metallica, on reconnaîtra que cet habillage sonore guerrier colle à la perfection aux coups de battoirs qu’assènent ces cinq branleurs surdoués. Une fois de plus, The Bronx fait ce qu’il fait de mieux, à savoir sortir un disque sans surprise, toujours aussi encadré, toujours aussi bien composé et toujours aussi insolent de talent. Le disque que tu aimes après une écoute, que tu connais par cœur après quatre autres, et que tu ressortiras souvent durant les années à venir. Un gros disque de punk, quoi.


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