Chronique de Eddie (Xsilence)
Posté le 21/11/2008
Dans le Melting Pot qu'était Los Angeles, Jane's Addiction fut un groupe à part, musique étrange, blanche et tribal, sombre et ensoleillée, froide et accueillante, droguée et vivante, anti-conformiste et rebelle, adolescente avant tout, générationnelle. Cette génération ayant compris l'importance de la musique noire dans l'histoire de la ville. Celle qui nous a appris à ne plus réfléchir en noir et blanc mais bien en couleur. Angelno dans l'âme, international malgré tout.
Jane's Addiction est Los Angeles, du moins celle des années 80. Un road trip à travers la ville dans une Cadillac, rose de préférence. Punk, funk, metal, glam, prog. Le strip, South Central, Hollywood, Santa Barbara, Venice.
Je n'ai jamais mis les pieds à Los Angeles; c'est tout comme. Le soleil, la plage, la violence, l'urbanisme oppressant, étouffant, un bloc de béton long de plusieurs centaine de kilomètre. Faux mais tellement authentique. Détestée mais addictive, Jane n'est pas forcément celle que l'on croit. Une ville mythique, flamboyante mais pourrie de l'intérieur, ayant grandie trop vite, fatiguée mais hyperactive. Comme toutes les villes, bourrée de contradiction. Ayant dépassée toute échelle humaine.
La musique a beau s'élever, elle reste rattachée à la poussière. Le spectre s'élargit jusqu'au point de rupture sans jamais céder. Tentative vaine pour s'extirper du piège mais ne pouvant survivre en dehors. coincé entre désir d'avenir et poids du passé. Partir est suicidaire, rester c'est mourir à petit feu englouti par son environnement. Devenir un automate, perdre peu à peu son âme, la remplacer par du prêt-à-porter. Vieillir et mourir, vieillir c'est mourir. Perdre sa rage adolescente, prendre peur face à la génération suivante, passer sa rage sur adolescents. La boucle est bouclée. Devenir son propre ennemie à 10 ans d'intervalle. Canaliser sa colère pour la conformité (Stray).
Jane's Addiction est puissant et fragile à la fois. Humain mais dépassant le cadre de l'individualité. Le son d'une époque, en cela ils sont les héritiers de Jimi Hendrix ou des Clash, les précurseurs de RATM, ou Nirvana. Indispensables.
Jane's Addiction est Los Angeles, du moins celle des années 80. Un road trip à travers la ville dans une Cadillac, rose de préférence. Punk, funk, metal, glam, prog. Le strip, South Central, Hollywood, Santa Barbara, Venice.
Je n'ai jamais mis les pieds à Los Angeles; c'est tout comme. Le soleil, la plage, la violence, l'urbanisme oppressant, étouffant, un bloc de béton long de plusieurs centaine de kilomètre. Faux mais tellement authentique. Détestée mais addictive, Jane n'est pas forcément celle que l'on croit. Une ville mythique, flamboyante mais pourrie de l'intérieur, ayant grandie trop vite, fatiguée mais hyperactive. Comme toutes les villes, bourrée de contradiction. Ayant dépassée toute échelle humaine.
La musique a beau s'élever, elle reste rattachée à la poussière. Le spectre s'élargit jusqu'au point de rupture sans jamais céder. Tentative vaine pour s'extirper du piège mais ne pouvant survivre en dehors. coincé entre désir d'avenir et poids du passé. Partir est suicidaire, rester c'est mourir à petit feu englouti par son environnement. Devenir un automate, perdre peu à peu son âme, la remplacer par du prêt-à-porter. Vieillir et mourir, vieillir c'est mourir. Perdre sa rage adolescente, prendre peur face à la génération suivante, passer sa rage sur adolescents. La boucle est bouclée. Devenir son propre ennemie à 10 ans d'intervalle. Canaliser sa colère pour la conformité (Stray).
Jane's Addiction est puissant et fragile à la fois. Humain mais dépassant le cadre de l'individualité. Le son d'une époque, en cela ils sont les héritiers de Jimi Hendrix ou des Clash, les précurseurs de RATM, ou Nirvana. Indispensables.